Thérapie Sonore Fréquentielle, le nouveau traitement anti acouphènes

Hearing screening and check equipment

Parmi les thérapies sonores existantes, la Thérapie Sonore Fréquentielle (TSF), mise au point par le musicothérapeute spécialiste des acouphènes Philippe Barraqué, apporte une solution pérenne aux patients atteints d’acouphènes récents ou non.

Elle est aujourd’hui disponible en CD et agit directement sur le donneur d’ordre de vos acouphènes : le cerveau. Son concepteur Philippe Barraqué, musicothérapeute de renom, a abouti à la mise au point d’algorithmes intelligents qui, à force d’être répétés, désorganisent les connexions neuronales. Elles cessent progressivement de générer les bourdonnements, sifflements, tintements, souffles et pulsations ressentis dans les oreilles et dans la tête.

Economique et pratique, puisqu’il suffit de l’écouter quotidiennement avec un bon casque fermé, le CD Neurostimulation Anti Acouphènes™ est basé sur les techniques innovantes de la Thérapie Sonore Fréquentielle. et comporte des séries aléatoires de douze sons en relation avec les fréquences qui perturbent votre audition.

  • Des études cliniques ont démontré que ces séquences sonores diminuent l’activité électrique  des cellules nerveuses responsables des acouphènes. En l’utilisant, vous constaterez une diminution de l’impact de ces bruits parasites sur votre vie de tous les jours, une meilleure qualité de vie et de sommeil.

La Thérapie Sonore Fréquentielle est l’aboutissement de nombreuses années de recherches audiologiques  de Philippe Barraqué, déjà l’auteur de la méthode Stop Acouphènes™, pour améliorer le quotidien des personnes ayant des troubles de l’audition quelles qu’en soient la nature et l’intensité.

  • Garantie de qualité et de sérieux, protocole de thérapie sonore recommandé par des ORL, des audioprothésistes et des orthophonistes. Sélectionné par le magazine Top Santé.

Pour vous procurer le CD Neurostimulation Anti Acouphènes™, suivez ce lien:

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c.2017 – Acouphènes solutions – Tous droits réservés.

Vos questions sur les acouphènes – Philippe Barraqué vous répond

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#Je souffre d’acouphènes mais qu’est-ce que c’est ? – Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé vous répond : « L’acouphène n’est pas un phénomène issu de notre civilisation moderne puisqu’il est décrit depuis l’Antiquité sous le nom latin de tinnitus (« tintement d’une cloche »). C’est un son qui n’est souvent entendu que par le patient et donc difficile à diagnostiquer par le médecin ORL. Il peut être perçu dans une oreille, ou dans les deux – en continu ou intermittent – sous des formes diverses: bourdonnements, chuintements, pulsations, sifflements, etc. Il s’agit souvent d’une résonance très aiguë dépassant les 8000 Hz alors que la perception de l’oreille humaine se situe entre 20 Hz et 20 KHz.
#Y en a t-il de plusieurs sortes ? – P.B. : « On distingue deux sortes d’acouphènes : – les acouphènes objectifs (5% des cas) qui proviennent d’un problème intracrânien (contractions musculaires de la face, vertèbres cervicales), dentaire (malocclusion), circulatoire (carotide), vasculaire cérébral (hypertension), tumoral (neurinome) ou en relation avec le tympan et la trompe d’Eustache. En traitant la cause, ces acouphènes peuvent régresser. – les acouphènes subjectifs ou neurosensoriels, affectant les cellules ciliées de l’oreille interne, la cochlée et la transmission des signaux auditifs au système nerveux et au cortex cérébral (les cas les plus courants). Une surdité partielle ou un déficit auditif sur certaines fréquences favorise souvent l’apparition des acouphènes. La perception de voix ou de musiques immatérielles sont à distinguer des acouphènes. Ce sont des hallucinations auditives, parfois liées à des maladies mentales, même si des déficients auditifs les perçoivent parfois en situation de stress extrême. Certains états modifiés de conscience ou d’addictions peuvent provoquer ce type de trouble de la perception. »
#Quelles en sont les causes ? – P.B. : « Si le premier type d’acouphène est clairement identifiable médicalement, les phénomènes déclencheurs de l’acouphène neurosensoriel sont le plus souvent d’origine traumatique (traumatisme sonore, musique à fort volume) et/ou psychosomatique (anxiété, burn-out, choc émotionnel, dépression, malaise vagual, surmenage, troubles obsessionnels compulsifs). Mais ne sont pas à exclure : – les interactions médicamenteuses ototoxiques (anti-inflammatoires, antipaludéens, chimiothérapie, diurétiques, vasodilatateurs), – les intoxications aux métaux lourds (amalgames dentaires, électrogalvanisme buccal), – les boissons dopantes, les inhibiteurs de digestion (café, thé, etc.), – les allergies alimentaires, les carences nutritionnelles, – la dorsalgie, la fibromyalgie, la maladie de Lyme, le syndrôme du côlon irritable – le stress oxydatif, les inflammations chroniques, – les effets négatifs des ondes électromagnétiques, des infrasons et des pollutions ambiantes. Autant dire que les champs de la recherche scientifique sont nombreux pour comprendre les mécanismes complexes des acouphènes, notamment au niveau du cortex cérébral. »
#Quelles sont les conséquences des acouphènes sur la santé ? – P.B. : « L’environnement sonore devenant une agression permanente, ce vécu influe sur votre équilibre nerveux jusqu’à vous rendre irritable et dépressif. Ces difficultés à maîtriser l’ouïe provoquent des migraines, des vertiges, une sensation de mal-être et de solitude qui perturbe la vie relationnelle et peut entraîner un processus de désocialisation. Sortir de ce cercle infernal qui alimente vos acouphènes et vous isole chaque jour davantage doit être votre priorité. Des groupes de paroles existent et des thérapies douces sont là pour adoucir vos bruits auditifs. Il faut aussi prendre le temps d’écouter les musiques internes du corps, de se poser, de se recentrer, de respirer pleinement afin que chaque respiration efface toute tension, toute dissonance en vous. »
#L’acouphène est-il le signal d’alarme d’une maladie ? – P.B. : « L’acouphène est un indicateur symptomatique de certaines pathologies liées à l’oreille interne: – l’otospongiose (l’étrier ne transmet plus les vibrations sonores), – le neurinome (tumeur bénigne invasive), – les maladies de Paget et de Ménière (bruits dans le grave, surdité, vertiges). C’est également un bon indicateur en cas d’allergies, de diabète, d’intolérances alimentaires (glutamate, gluten…) de troubles digestifs, endocriniens et de maladies dégénératives (parkinson, sclérose en plaque, etc.). Plus généralement, il est lié à une perte de l’audition et parfois à un bouchon de cérumen qui obstrue le conduit auditif. »
#Pourquoi l’acouphène est-il si perturbant psychologiquement? – P.B. : « L’acouphène est la production d’un signal nerveux anormal qui atteint votre perception consciente lorsque le système nerveux végétatif est déséquilibré à cause d’un stress ou d’une maladie. Certaines personnes le supportent très bien, voire l’ignorent, alors que d’autres le vivent très mal, notamment la nuit où il provoque des insomnies. Car faute de vous y habituer, vous vous confrontez à l’acouphène. Ce signal auditif semble vous répéter à l’infini l’émotion, le conflit, le mal-être que vous ne voulez pas entendre. Pire, il est devenu un « avatar » sonore, un membre encombrant de votre famille auquel vous prêtez beaucoup de pouvoir et de méfait. Il s’est placé au centre de vos préoccupations et pour l’instant, il a gagné! Il s’agit donc de limiter l’emprise de l’acouphène notamment par la thérapie sonore et de désactiver au maximum les réactions neurovégétatives qu’il provoque. L’aide apportée par une psychothérapie courte de type cognitive et comportementale peut s’avérer utile pour pacifier le mental et accompagner vos soins thérapeutiques. L’autohypnose et la sophrologie sont également conseillées. »
#Que faire médicalement ? – P.B. : « Suivez les conseils suivants : – Faites un bilan complet de santé. – Prenez rendez-vous avec votre dentiste pour vérifier l’état de vos dents. – Consultez un médecin ORL dès l’apparition des acouphènes car plus vous agirez vite, plus vous aurez de chance de les traiter efficacement. En effet, les acouphènes apparaissent souvent progressivement et de façon intermittente avant de devenir constants. Ne les laissez pas s’installer! – Les tests audiométriques ne dépassant pas le seuil acouphénique des 8000Hz, il est préférable de faire un examen audiométrique des hautes fréquences afin de rechercher les pertes auditives dans les zones atteintes par vos bruits parasites. Votre médecin ORL vous proposera un protocole thérapeutique alliant de l’allopathie, des thérapies de confort et éventuellement un appareillage adapté à votre cas. »
*Ces conseils vous sont donnés à titre préventif par Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé. Ils ne remplacent en aucun cas votre traitement médical.

Partagez ces conseils. La recherche avance et vous êtes de plus en plus entendus. Merci.


Thérapie sonore anti acouphènes recommandée par des médecins ORL et le magazine TOP SANTE : www.stop-acouphenes.fr

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Neurostimulation Anti Acouphènes, efficacité maximum

 

CD Neurostimulation Anti Acouphènes

Révolutionnaire et remarquable par sa simplicité d’utilisation, la Neurostimulation Anti Acouphènes™ agit directement sur le donneur d’ordre de vos acouphènes : le cerveau. Il suffit d’écouter le CD au casque tous les jours et c’est tout.

Son concepteur Philippe Barraqué, musicothérapeute de renom, a abouti à la mise point d’algorithmes intelligents qui, à force d’être répétés, désorganisent les connexions neuronales qui cessent progressivement de générer les bourdonnements, sifflements, tintements, souffles et pulsations ressentis dans les oreilles et dans la tête.

La Neurostimulation Anti Acouphènes™ (N.A.C.) est basée sur des séries aléatoires de douze sons en relation avec les fréquences qui perturbent votre audition. Des études cliniques ont démontré que ces séquences sonores diminuent  l’activité électrique  des cellules nerveuses responsables des acouphènes.

En utilisant quotidiennement la Neurostimulation Anti Acouphènes™, vous constaterez une diminution de l’impact de ces bruits parasites sur votre vie de tous les jours, une meilleure qualité de vie et de sommeil.

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Coaching Stop Acouphènes, la solution

coaching-stop-acouphenes-philippe-barraque-3Acouphènes, hyperacousie, baisse d’audition : choisissez l’expertise d’un spécialiste pour trouver la solution adaptée à vos bruits auditifs. Philippe Barraqué, créateur de la méthode Stop Acouphènes et expert santé, répond à vos questions sur le Coaching Stop Acouphènes.

  • Comment se passe la séance de coaching et quelle en est la durée?

La séance Coaching Stop Acouphènes™ se déroule par téléphone. Pratique, il n’y a pas à se déplacer. Le Coaching dure 45 minutes environ et comprend :

– Des tests audio-phonologiques

– L’analyse de vos acouphènes

– Un bilan psycho-acouphénologique (stress, dépression, insomnie, isolement relationnel)

– L’établissement d’un protocole thérapeutique (des exercices simples à pratiquer tous les jours)

Le coaching s’achève par des conseils à mettre immédiatement en pratique pour un soulagement immédiat de vos troubles auditifs.

  • Et après la séance?

A l’issue de la séance de Coaching Stop Acouphènes™ , il vous est adressé dans les 48 heures par mail un compte-rendu détaillé avec les différentes pratiques de santé à mettre en  œuvre pour traiter vos problèmes auditifs. Nous pouvons joindre à ce mail un fichier téléchargeable MP3 (durée 1h) accordé à la fréquence exacte de votre acouphène (+ fréquences thérapeutiques) à écouter intégralement tous les jours pendant six mois.

  • Quel est le coût de cette prestation ?

Le Coaching Stop Acouphènes™ ne coûte que 119,50 €. Pensez à toutes les économies que vous allez faire en consultations de spécialistes, en appareillage, simplement en investissant une somme modique avec ce coaching. C’est une belle opportunité pour aller mieux tant dans sa tête que dans ses oreilles. Si vous optez pour le Coaching+ le fichier téléchargeable MP3, cela vous revient seulement à 175 €. On est loin du coût d’un appareil auditif.

  • Comment en bénéficier rapidement?

Après réception de votre commande par Paypal, vous nous indiquez les jours et heures qui  vous conviennent le mieux pour réaliser votre coaching par mail. Vous nous décrivez également vos symptômes actuels, les traitements médicaux que vous suivez. Vous nous adressez, si possible, vos examens audiométriques afin de mettre en place une stratégie efficace pour remédier à vos problèmes auditifs.

  • Comment prendre rendez-vous ?

Rendez-vous sur cette page du site, rubrique Coaching Stop Acouphènes™, réglez par Paypal et nous vous recontactons très vite.

Faites confiance à l’expertise d’un spécialiste. Le Coaching Stop Acouphènes est une méthode validée scientifiquement et recommandée par des médecins ORL.


 

Acouphènes Solutions™ – Philippe Barraqué – www.stop-acouphenes.fr

Acouphènes : l’homéopathie ça marche!

homeopathie

Vous avez essayé beaucoup de traitements pour traiter vos bruits dans la tête, vos bourdonnements d’oreilles, et vous pensez que rien ne marche; pourtant, l’homéopathie a fait ses preuves pour agir durablement sur vos acouphènes. Un conseil toutefois, soyez persévérant et prenez vos 3 granules 5CH plusieurs fois par jour et au moment des crises.

  • L’homéopathie adaptée à chaque pathologie auditive :
    • Acouphènes et choc traumatique : Arnica, Hypericum, Natrum sulfuricum.
    • Acouphènes et craquements articulaires : Calcarea carbonica, Ferrum phosphoricum, Graphites, Kalium, Muriaticum.
    • Acouphènes avec joues rouges : Sanguinaria Canadensis.
    • Acouphènes et malocclusion dentaire : Calcarea Carbonica, Graphite, Natrum Muriaticum, Thuya.
    • Acouphènes et ménopause : Glonoïnum, Lachesis.
    • Acouphènes avec oreilles rouges et chaudes : Sulfur.
    • Acouphènes pendant la période des règles : Ferrum Metallicum, Graphites.
    • Acouphènes en position allongée : Graphites, Sulfur.
    • Acouphènes provoqués par des médicaments : Glonoïnum.
    • Acouphènes pulsatiles : Calcarea carbonica, Causticum, Glonoïnum, Lachesis.
    • Acouphènes après le repas, nausées : Nux vomica.
    • Acouphènes avec résonances dans la tête : Baryta carbonic, Causticum, Lycopodium, Phosphorus, Sepia.
    • Acouphènes avec sensation d’oreille bouchée : Lachesis.
    • Acouphènes au seuil de l’intolérable : Actea racemosa.*

Philippe Barraqué, musicothérapeute, expert santé



*Retrouvez plus de conseils en homéopathie et toutes les techniques anti acouphènes dans mon livre Dites stop à vos acouphènes (éditions J.Lyon)

– Acouphènes solutions – Philippe Barraqué – Tous droits réservés

 

Un intolérant au bruit témoigne – Philippe Barraqué

oreilles

Un musicien québécois témoigne de son intolérance au bruit, ce qu’on appelle l’hyperacousie, et des moyens qu’il a mis en œuvre pour pouvoir continuer à faire de la musique malgré son problème psycho-auditif.

« Je suis acouphénique depuis une quinzaine d’années et musicien amateur depuis une douzaine d’années. Je suis membre de cinq formations musicales, dont une harmonie (orchestre d’instruments à vents et percussions) d’une cinquantaine de musiciens.

Quelque temps avant de joindre ce premier groupe, j’ai vécu une période d’intolérance au bruit (que j’ai compris plus tard comme étant de l’hyperacousie). Ceci m’a amené doucement vers l’isolement. Tranquillement, je me suis mis à décliner les invitations au restaurant (ah! les gens parlent de plus en plus fort et tous en même temps par surcroit!), j’évitais les concerts (mon Dieu! que les flûtes traversières sont puissantes de nos jours, et que dire des groupes rock!) et je n’avais plus le goût d’aller au cinéma (il devrait y avoir une loi contre autant de décibels!). Je ne m’apercevais pas que c’était mon oreille qui changeait, pas les gens.

C’est en commençant à jouer avec mon orchestre d’instruments à vent que j’ai compris que je ne pourrais pas survivre longtemps si je ne faisais pas quelque chose : cela devenait de plus en plus douloureux à chaque pratique. J’ai consulté une audiologiste qui m’a fait passer des tests et m’a annoncé que je souffrais d’hyperacousie; et que ça se soignait habituellement assez bien avec des bouchons moulés.

J’ai donc pris rendez-vous avec un audioprothésiste qui m’a fabriqué des bouchons, dits de musiciens à cause de leur capacité à atténuer les sons également sur tout le spectre des fréquences audibles, permettant au musicien d’avoir un son atténué, mais balancé. Pendant quelques semaines, j’ai suivi la prescription de l’audioprothésiste : ne mettre les bouchons que lorsque la douleur était présente et les enlever dès que cette source de douleur était absente; ceci pour assurer mon confort, d’une part, mais aussi pour permettre à l’oreille de se désensibiliser en étant exposée aux bruits ambiants normaux.

Au début de mes pratiques, je les mettais toujours. Après quelques semaines, j’ai commencé à oublier de les mettre. La douleur surgissait, mais pas toujours. Après quelques mois, je me suis aperçu que la douleur était absente. Je ne sentais plus le besoin de les mettre.

Aujourd’hui, je les porte toujours sur moi (mais pas dans mes oreilles) comme assurance contre la douleur. Je ne les porte qu’occasionnellement. Ma sensibilité à la douleur a diminué drastiquement. Aujourd’hui, je suis capable de tolérer les applaudissements et les assiettes qui s’entrechoquent, ce qui me déchirait le tympan auparavant. »

Normand G. (source : Acouphènes Québec)


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Oreille malade Acouphènes et anxiété

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L’association Acouphènes Québec nous livre ce témoignage : Du jour au lendemain, quand il avait 52 ans, Normand Gour s’est retrouvé avec des acouphènes. L’ingénieur de l’Outaouais n’avait jamais travaillé dans un milieu bruyant. Au fil des mois, il a dû se résoudre à vivre avec un « grichage » intermittent, « comme une radio entre deux postes ».

« Au début, je pensais que j’avais l’oreille gauche bouchée, comme ça m’était arrivé à l’université, dit M. Gour. Mon médecin m’a dit que non. Mon oreille droite a commencé à être bouchée puis ç’a évolué vers un grichage. J’ai fini par être hypersensible aux bruits et j’ai envisagé de cesser de jouer du saxophone dans des orchestres. Mais j’ai lu et j’ai compris que je devais désirer mes acouphènes. Ça peut ressembler à des grillons. J’ai fini par me convaincre que c’était positif pour moi. »

De l’autre côté du spectre, Pierre LeBlanc, un militaire à la retraite, gère plus difficilement ses acouphènes. « J’ai commencé à les avoir en 1996 en Haïti, probablement à cause d’un médicament contre la malaria, dont c’est l’un des effets secondaires. Ç’a été compliqué par un syndrome de stress post-traumatique. Je dois choisir mes activités et leur moment pour éviter le stress. Je fais beaucoup d’ordinateur, mais je dois gérer mon temps, une demi-heure, puis une pause de dix minutes, et une autre demi-heure, sinon je suis épuisé par les acouphènes. Je prends des antidépresseurs et du clonazépam contre l’anxiété. »

Les acouphènes de M. LeBlanc, qui habite Québec, sont compliqués par une surdité importante. Il porte des bouchons atténuateurs qui réduisent de 25 décibels le niveau de bruit ambiant.

Essais et erreurs

Ces deux extrêmes illustrent bien les aléas des acouphènes, un trouble auditif qui génère un bruit fantôme rendant plusieurs patients très anxieux.

  • « La majorité des gens qui ont des acouphènes n’ont pas beaucoup de problèmes, mais pour une minorité, c’est énorme, avec beaucoup d’anxiété et de dépression. »

Sylvie Hébert, présidente d’Acouphènes Québec

« On peut avoir des aides auditives si le problème n’est pas trop grave, mais la thérapie cognitivo-comportementale aide beaucoup, comme pour l’insomnie ou la douleur, ainsi que les contacts avec d’autres gens qui ont le même problème. Acouphènes Québec n’a que 600 membres, mais on pense que 700 000 personnes au Québec en souffrent, dont 70 000 gravement », ajoute Mme Hébert, qui est également chercheuse au laboratoire de recherche sur le cerveau, la musique et le son du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, affilié à l’Université de Montréal.

Selon une étude publiée l’été dernier dans la revue JAMA Otolaryngology :

Les acouphènes touchent une personne sur dix, un peu plus souvent les hommes, probablement à cause des métiers dans des environnements bruyants.

  • 6,8 % des adultes non exposés à des bruits forts au travail ont des acouphènes
  • 19,2 % des adultes exposés à des bruits forts au travail ont des acouphènes
  • 10,5 % des hommes adultes ont des acouphènes
  • 8,8 % des femmes adultes ont des acouphènes (Source : JAMA Otolaryngology)

Contrairement au Québec, les médicaments contre la dépression et l’anxiété sont souvent utilisés aux États-Unis pour minimiser les impacts des acouphènes. « Ce n’est pas très fréquent ici, dit Janik Sarrazin, président de l’Association d’otorhinolaryngologie et de chirurgie cervico-faciale du Québec. Les anxiolytiques contre l’anxiété ont des effets secondaires importants et n’ont pas d’impact sur les acouphènes. On préfère ne pas recourir à des médicaments. »

Les parades contre les acouphènes nécessitent beaucoup d’essais et erreurs des patients, selon le Dr Sarrazin. « Il n’y a aucune recette qui fonctionne tout le temps pour tout le monde. Parfois, on peut avoir un bruit blanc qui annule votre acouphène à vous. D’ailleurs, le Québec a été l’un des derniers endroits à passer de l’analogue au numérique pour les aides auditives. Les aides analogues avaient un petit bruit de fond. Certains patients avec des acouphènes se sont ennuyés de ce bruit quand ils sont passés au numérique voilà 10 ans. »

Normand Gour, de Gatineau, rapporte que son ORL ne lui a jamais parlé de la possibilité d’une thérapie cognitivo-comportementale. « Il m’a dit qu’il n’y a rien à faire, il était presque fâché d’être confronté à un problème devant lequel il était impuissant. J’ai trouvé par moi-même ma propre thérapie, en lisant. »

Un ORL d’un grand centre donnera toujours des références de psychothérapie à un patient qui en fait la demande, rétorque le Dr Sarrazin. « Personnellement, ça m’arrive deux ou trois fois par année. Notre première approche, c’est de rassurer le patient, de lui dire que ce n’est pas le signe d’un problème plus grave, qu’il n’est pas en train de devenir fou ou sourd. »

Parmi les Américains souffrant d’acouphènes :

  • 45 % prennent des médicaments contre l’anxiété
  • 9 % ont des prothèses auditives électroniques
  • 8 % prennent des suppléments alimentaires
  • 7 % utilisent des méthodes de réduction du stress
  • 3 % utilisent des écouteurs masquant les bruits
  • 0,2 % utilisent la thérapie cognitivo-comportementale (Source : JAMA Otolaryngology)

CD Stop Acouphènes La référence en thérapie sonore

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