Choc auditif, stress, médicaments, qu’est-ce qui provoque des acouphènes?

Si l’acouphène objectif est clairement identifiable médicalement, les phénomènes déclencheurs de l’acouphène subjectif ou neurosensoriel, c’est à dire qui n’est entendu que par la personne atteinte, sont souvent difficiles à déterminer. Les causes sont nombreuses. On fait le point ensemble. 

L’origine traumatique  de l’acouphène neurosensoriel est la plus courante (accident, choc sonore, chute, dépressurisation en avion, écoute musicale à fort volume) mais souvent amplifiée par le terrain psychosomatique (anxiété, choc psychique, colère, dépression, émotivité, hyperactivité, nervosité, problèmes d’expression et de communication, psychorigidité, stress intense, troubles obsessionnels compulsifs).
Mais il existe bien d’autres causes qui sont susceptibles de provoquer des acouphènes, le plus souvent sur un terrain fragilisé : stress, dépression, addictions, problèmes de santé. A vous de prendre votre santé en main, de modifier vos habitudes alimentaires, de lire les étiquettes des médicaments, entre autre. Maintenant c’est à vous de déterminer la cause parmi cette liste non exhaustive et d’essayer d’y remédier :

  • les addictions (alcool, drogue, jeux vidéo, tabac),
  • les additifs et colorants alimentaires, les sulfites, le glutamate
  • les carences vitaminiques et en oligo-éléments (B12, magnésium, zinc),
  • les effets indésirables de certains actes médicaux (accouchement, anesthésie, extraction dentaire, manipulations vertébrales, IRM, radiothérapie),
  • les excès nutritionnels (boissons toniques, glutamate, gluten, lactose, sel, viande),
  • les effets secondaires et les interactions des médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, antipaludéens, aspirine, barbituriques, chimiothérapie, codéine, diurétiques, hormonothérapie, ibuprofène, quinine, vasodilatateurs),
  • les intoxications aux engrais et aux pesticides,
  • les intoxications aux métaux lourds (amalgames dentaires, eau du robinet, pansements gastriques, tabagisme, vaccins),
  • les pollutions ambiantes et technologiques (antennes relais, champs électromagnétiques, gaz d’échappement, infrasons, micro-ondes, ordinateurs,
  • produits chimiques, téléphones portables, transformateurs)*

Il ne vous reste plus qu’à trouver la cause de vos acouphènes, promis?

Philippe Barraqué, musicothérapeute, musicologue, créateur des méthodes Stop Acouphènes et Neurostimulation anti acouphènes.

*Extrait du livre Dites à vos acouphènes, Philippe Barraqué, Guy Trédaniel éditeur


Thérapie sonore anti acouphènes, la méthode de référence recommandée par des ORL : www.stop-acouphenes.fr


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Thérapie sonore anti acouphènes | Philippe Barraqué | à lire dans Marie Claire de mai

Copie de couv jumeaux 2004  

Le magazine Marie Claire de mai consacre un article aux acouphènes et notamment à la thérapie sonore anti acouphènes développée par le musicothérapeute français Philippe Barraqué. Extrait choisi.

Des thérapies sonores pour masquer les acouphènes
Le principe consiste à reprogrammer l’aire auditive du cerveau pour qu’il ne prête plus attention à l’acouphène. Cette rééducation auditive passe par l’écoute de bruits colorés – des bruits blancs et des bruits roses – qui filtrent les bruits indésirables et réduisent ainsi leur perception. « Des études scientifiques ont montré que les bruits blancs – perçus comme un souffle continu – ont une action réelle de désensibilisation aux acouphènes, note le musicothérapeute Philippe Barraqué, auteur de Dites stop à vos acouphènes (éd. J. Lyon). Les bruits roses – proches d’un bruit d’eau – rétablissent quant à eux le confort auditif en enrobant et en couvrant progressivement les sifflements et bourdonnements ». Pour une efficacité optimale, mieux vaut les écouter en alternance, un jour sur deux.
Il existe aujourd’hui des appareils auditifs conçus pour les personnes acouphéniques qui génèrent des bruits blancs ou roses destinés à masquer les acouphènes.

  • Article complet de Sylvia Vaisman « Bourdonnement, sifflement… Quand les acouphènes nous gâchent la vie » paru dans Marie Claire de mai 2018 à lire ICI

  • La méthode de thérapie sonore de Philippe Barraqué, musicothérapeute, recommandée par des ORL : CD Stop Acouphènes – Livre Dites stop à vos acouphènes : www.stop-acouphenes.fr

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Les gènes de l’audition en question – Philippe Barraqué

trithérapie anti-acouphènes

Acouphènes Solutions

Chaque année, des professionnels de santé et des associations nous rebattent les oreilles avec les problèmes auditifs, et particulièrement les acouphènes. Des enquêtes sont faites, beaucoup de budgets de communication sont dépensés, mais sans amélioration pour le quotidien des malades. Mais au fait, y a-t-il des gènes qui « manipulent » notre oreille au point de la faire disjoncter? Le musicothérapeute français Philippe Barraqué répond à ces questions.

Acouphènes Solutions : A-t-on localisé les gènes responsables de l’audition ?

  • Philippe Barraqué : Oui, ils ont été localisés depuis une vingtaine d’années et sont au nombre d’une centaine. C’est dire l’importance de l’audition dans nos mécanismes psychosensoriels et moteurs.

A.S. : Ces gènes sont-ils responsables des maladies du système auditif?

  • P.B. : Il est certain qu’ils jouent un rôle dans la survenue de beaucoup de ces maladies, particulièrement dans les cas de surdité précoce ou de déficiences auditives innées. L’Université Rockefeller a ainsi identifié 39 types de surdité dont le caractère dominant est la transmission génétique.

A.S. : Croyez-vous que ces gènes puissent jouer un rôle dans les acouphènes?

  • P.B. : L’acouphène est un symptôme dont les causes sont multiples. C’est la difficulté actuelle de poser un diagnostic et d’établir un protocole thérapeutique de confort pour chaque cas. Le rôle des gènes dans ce trouble auditif n’est pas établi par la science, même si les traitements par la thérapie génique sont prometteurs, surtout pour les surdités profondes. Les acouphènes sont majoritairement dus à des écoutes dites « à risque » chez les jeunes qui stressent leurs oreilles en écoutant des musiques à très fort volume sonore. Ils font partie également des dommages collatéraux de beaucoup de maladies et des effets indésirables de leurs traitements médicamenteux.

A.S. : Y-a-t-il des solutions pour venir à bout des acouphènes ou tout du moins pour les rendre supportables?

  • P.B. : Ce qui pose problème c’est ce son continu qui pollue la vie de tous les jours, une sorte de « son fantôme » que le cortex auditif reproduit comme un « message d’erreur ». En effet, certaines cellules de l’oreille interne libèrent des neurotransmetteurs qui transmettent le signal sonore jusqu’au cerveau. Pour agir dessus, il y a les thérapies d’habituation qui ont une action sur la plasticité cérébrale comme la thérapie sonore, les thérapies comportementales et cognitives. La sophrologie et l’hypnose donnent des résultats encourageants. En dernier recours, l’appareillage auditif avec un générateur de bruit blanc.

A.S. : Comment faire connaître les dangers qui menacent notre audition auprès du grand public?

  • P.B. : D’abord, il faudrait faire de la prévention en milieu scolaire en sensibilisant les jeunes au fait que l’oreille est un organe complexe et fragile. Rendez-vous compte que la cochlée, dans l’oreille interne, est constituée de 17000 cellules ciliées réparties sur quelques millimètres pour recevoir et sélectionner toutes les fréquences entre 20Hz et 20000 Hz! Lorsqu’elles sont endommagées par un traumatisme sonore, c’est bien souvent irrémédiable car elles ne s’auto réparent pas. Ce sont les cellules ciliées captant les fréquences aigues qui sont en première ligne car elles se trouvent à la base du clavier cochléaire. C’est pour cela que la fréquence la plus courante d’un acouphène est autour de 4000 Hz.

Philippe Barraqué, musicologue, musicothérapeute, expert santé



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Acouphènes, l’enquête ifop 2018 d’un fléau – Philippe Barraqué

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L’enquête Ifop 2018 sur l’audition des français vient de sortir. Cette enquête révèle une progression préoccupante des troubles auditifs, en particulier des acouphènes, chez les jeunes.

82% des personnes interrogées déclarent avoir déjà eu des difficultés à comprendre des conversations lorsqu’il y a du bruit, ce résultat étant particulièrement élevé parmi les personnes de moins de 25 ans, avec 92% de réponses positives. Sur 435 personnes ayant participé à ces tests audio, 352 ont déclaré ressentir une gêne de compréhension dans le bruit et 192 ont indiqué avoir déjà perçu des acouphènes. Toutefois cette gêne reste modérée puisque la note d’évaluation globale ne dépasse pas 4,2/10.

Les personnes interrogées et dépistées considèrent toujours que les acouphènes relèvent d’un problème du système auditif mais une forte proportion de l’ordre de 39% le relie à un trouble associé d’ordre psychologique. Pour une large majorité de répondants, la gêne engendrée par le fait de ressentir des acouphènes peut nuire à la vie sociale, à l’exécution de tâches au quotidien, et impacter sur le moral.  Toutefois, l’enquête Ifop ne portant que sur un échantillon restreint de population, il est difficile d’en tirer des chiffres globaux au niveau national.

Les acouphènes n’en demeurent pas moins un fléau chez les jeunes et les moins jeunes qu’il est nécessaire de prendre en compte dans les programmes de prévention auditive et dans les prises en charge médicales.

Philippe Barraqué, expert santé


Thérapie sonore anti acouphènes : stop-acouphenes.fr

sources : ifop, JNA

La neurostimulation, meilleur traitement anti acouphènes

CD Neurostimulation Anti Acouphènes

Révolutionnaire et remarquable par sa simplicité d’utilisation, la Neurostimulation Anti Acouphènes™ agit directement sur le donneur d’ordre de vos acouphènes : le cerveau. Il suffit d’écouter le CD au casque tous les jours et c’est tout.
Son concepteur Philippe Barraqué, musicothérapeute de renom, a abouti à la mise point d’algorithmes intelligents qui, à force d’être répétés, désorganisent les connexions neuronales qui cessent progressivement de générer les bourdonnements, sifflements, tintements, souffles et pulsations ressentis dans les oreilles et dans la tête.
La Neurostimulation Anti Acouphènes™ (N.A.C.) est basée sur des séries aléatoires de douze sons en relation avec les fréquences qui perturbent votre audition. Des études cliniques ont démontré que ces séquences sonores diminuent  l’activité électrique  des cellules nerveuses responsables des acouphènes.
En utilisant quotidiennement la Neurostimulation Anti Acouphènes™, vous constaterez une diminution de l’impact de ces bruits parasites sur votre vie de tous les jours, une meilleure qualité de vie et de sommeil.
La technique exclusive N.A.C.™ est l’aboutissement de nombreuses années de recherches audiologiques  pour améliorer le quotidien des personnes ayant des troubles de l’audition quelles qu’en soient la nature et l’intensité.

Neurostimulation Anti Acouphènes (procédé exclusif N.A.C), essayez-la dès maintenant : cliquez ICI


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Lévothyrox, une endocrinologue rassure les patients – par Philippe Barraqué

Un vent de panique souffle sur le médicament Lévothyrox depuis qu’un nouvel excipient a remplacé le lactose. Insignifiant vous me direz et bien non, le buzz a tellement fonctionné que les patients utilisant ce médicament pour leur pathologie thyroïdienne ont souffert d’effets secondaires variés. Pour calmer des utilisateurs très chargés émotionnellement, le Dr Violaine Guérin, endocrinologue, a diffusé largement un MESSAGE AUX 3 MILLIONS DE FRANÇAIS SOUS LEVOTHYROX. Voici le texte destiné à faire le point sur une désinformation virale.

Un médicament est constitué d’un ou plusieurs principes actifs inclus dans une forme galénique (comprimé, gélule, suppositoire, injectable, …) composée d’excipients. Les excipients sont des molécules connues de longue date et enregistrées dans un registre “la Pharmacopée”. Quand un laboratoire décide de fabriquer un médicament, il décide d’une forme galénique selon différents paramètres (objectifs thérapeutiques, coûts industriels, etc.). Il a obligation de n’utiliser que des excipients listés dans la Pharmacopée, qui est globalement mondiale mais nous sommes sous le registre de la Pharmacopée européenne pour tout produit commercialisé en France. On peut dire que l’Europe a l’un des systèmes les plus prudents et protecteurs en la matière.  La Mise sur le Marché d’un médicament en vue d’une commercialisation, le laboratoire pharmaceutique doit constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Selon la nature du médicament, le dossier d’AMM comporte un certain nombre d’études : in vitro, chez l’animal, chez l’Homme. L’objectif de ces dossiers est d’évaluer deux axes majeurs : l’EFFICACITE du médicament et sa TOLERANCE.   Au sujet de son efficacité, le développement d’un médicament innovant, avec un nouveau principe actif dure en moyenne une dizaine d’années.

En revanche, quand un laboratoire veut commercialiser un générique (copie à l’identique d’un médicament existant) ou effectuer une modification mineure sur un excipient, le dossier d’AMM est allégé. Il est demandé au laboratoire bien entendu de respecter la Pharmacopée mais également de vérifier la bioéquivalence, c’est-à-dire de vérifier que le “nouveau” médicament a la même efficacité que l’“ancien“ et que ses taux dans le sang soient identiques. Une très légère différence est tolérée (de 5 à 10%), en particulier parce que nous ne métabolisons pas tous les jours de la même manière (nous ne mangeons pas la même chose, la température extérieure n’est pas la même, nous avons peut-être plus bu qu’hier, nous avons eu du stress dans notre journée, etc.) et qu’une petite modification d’excipient peut entraîner une petite variabilité.

Le laboratoire Merck  Serono a validé cette nouvelle AMM pour pouvoir commercialiser le “nouveau Lévothyrox”.   Au sujet de sa tolérance, on doit analyser celle du principe actif et celle des excipients. Le principe actif du LEVOTHYROX est la copie d’une hormone qui circule dans notre corps, la T4 ou L-thyroxine. On pourrait presque dire que le principe actif T4 n’est pas un “médicament”, et plutôt dire que nous sommes dans le cas d’une substitution. On fournit ainsi au corps une molécule à l’identique de ce qu’il produit quand il fonctionne bien. Et si l’on doit la prescrire c’est parce que la thyroïde ne fonctionne plus très bien ou a été enlevée. C’est-à-dire que cette hormone, si elle est prescrite à dose adéquate, ne pourra être qu’utile et efficace. En revanche, si elle est en sur-dosage ou en sous-dosage, les patients ressentiront des effets d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie, il faudra donc corriger le dosage et les symptômes rentreront dans l’ordre.

Il faut savoir qu’un grand nombre de patients sous traitement substitutif thyroïdien ont des besoins variables par exemple en hiver et en été, ce qui est l’une des explications – à savoir que les hormones thyroïdiennes sont responsables de la température du corps et que nous n’avons pas les mêmes besoins selon les saisons.  Par ailleurs, certaines hypothyroïdies comme la thyroïdite de Hashimoto, liées à la présence d’autoanticorps, peuvent être déséquilibrées par le stress qui a un impact sur le système immunitaire. On a donc de temps en temps besoin de faire des ajustements thérapeutiques. Le stress aujourd’hui il y en a avec toute cette communication irresponsable !

En ce qui concerne les excipients : ils font tous partie de la Pharmacopée et le mannitol est une molécule d’une très grande ancienneté. C’est un sucre. Les molécules qui se terminent par –ol sont des sucres (mannitol, sorbitol, xylitol, …). Ce sont des sucres aux propriétés différentes qu’une autre catégorie de sucres les –oses (glucose, saccharose, …). Les –ols sont utilisés par exemple dans des chewing-gums dits “sans sucres”, car moins caloriques. A petite dose, le mannitol est parfaitement toléré et ne pose aucun souci.  Mais une consommation excessive de sucres –ols (exemple une ou deux boites de chewing-gums “sans sucres”) va entraîner chez de nombreuses personnes des troubles digestifs.

La médecine utilise certaines propriétés du mannitol, prescrit à forte dose, par exemple pour réduire des oedèmes cérébraux après des accidents vasculaires. La dose de mannitol intégrée comme excipient dans le “nouveau Lévothyrox” peut être comparée à ce que l’on trouve dans un chewing-gum (cqfd).   On assiste depuis plusieurs mois à : 1/  une carence de communication,  2/  une amplification d’un mauvais buzz relayé par des personnes qui ne connaissent pas la pharmacologie, y compris certains professionnels de santé qui ont inquiété les patients,  3/  une panique chez les patients, qui pour le coup peut générer de vrais déséquilibres, 4/  une attribution de la responsabilité de n’importe quel symptôme au Lévothyrox tant la panique est grande.

Je ne donne que deux exemples vécus de patients sous Lévothyrox :  – la première patiente avait d’authentiques symptômes et un interrogatoire minutieux de la chronologie a permis de dater le début des symptômes avec celui de l’arrêt du tabac et de la pose d’un patch à la nicotine, à l’évidence surdosé (ce cas a été déclaré à l’agence par la patiente mais il n’a pas été précisé la prescription de ce patch ! les services de pharmacovigilance qui doivent faire ce type d’anamnèse vont avoir beaucoup de travail…) – la deuxième patiente s’est aperçue que les symptômes dont elle se plaignait, sont arrivés dans les suites de l’infarctus avec arrêt cardiaque de 10 mn de son conjoint.

Si vous avez encore des doutes, faites ce travail d’analyse avec votre médecin généraliste ou votre endocrinologue, qui jugera de la pertinence d’un contrôle biologique après examen clinique. Mais soyez rassurés, patients sous Lévothyrox, vous n’êtes pas en danger.

Enfin, ne mettez pas en danger de rupture d’approvisionnement les enfants qui sont sous gouttes de Thyroxine, parce qu’il est plus facile pour un enfant d’avaler des gouttes qu’un comprimé et parce que des doses plus faibles leurs sont nécessaires.

  • Sources Dr Violaine Guérin, Le quotidien du médecin 120917

www.stop-acouphenes – la référence en thérapie sonore anti acouphènes recommandés par des ORL et le magazine Top Santé

Philippe Barraqué, thérapeute, expert santé


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Vos questions sur les acouphènes – Philippe Barraqué vous répond

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#Je souffre d’acouphènes mais qu’est-ce que c’est ? – Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé vous répond : « L’acouphène n’est pas un phénomène issu de notre civilisation moderne puisqu’il est décrit depuis l’Antiquité sous le nom latin de tinnitus (« tintement d’une cloche »). C’est un son qui n’est souvent entendu que par le patient et donc difficile à diagnostiquer par le médecin ORL. Il peut être perçu dans une oreille, ou dans les deux – en continu ou intermittent – sous des formes diverses: bourdonnements, chuintements, pulsations, sifflements, etc. Il s’agit souvent d’une résonance très aiguë dépassant les 8000 Hz alors que la perception de l’oreille humaine se situe entre 20 Hz et 20 KHz.
#Y en a t-il de plusieurs sortes ? – P.B. : « On distingue deux sortes d’acouphènes : – les acouphènes objectifs (5% des cas) qui proviennent d’un problème intracrânien (contractions musculaires de la face, vertèbres cervicales), dentaire (malocclusion), circulatoire (carotide), vasculaire cérébral (hypertension), tumoral (neurinome) ou en relation avec le tympan et la trompe d’Eustache. En traitant la cause, ces acouphènes peuvent régresser. – les acouphènes subjectifs ou neurosensoriels, affectant les cellules ciliées de l’oreille interne, la cochlée et la transmission des signaux auditifs au système nerveux et au cortex cérébral (les cas les plus courants). Une surdité partielle ou un déficit auditif sur certaines fréquences favorise souvent l’apparition des acouphènes. La perception de voix ou de musiques immatérielles sont à distinguer des acouphènes. Ce sont des hallucinations auditives, parfois liées à des maladies mentales, même si des déficients auditifs les perçoivent parfois en situation de stress extrême. Certains états modifiés de conscience ou d’addictions peuvent provoquer ce type de trouble de la perception. »
#Quelles en sont les causes ? – P.B. : « Si le premier type d’acouphène est clairement identifiable médicalement, les phénomènes déclencheurs de l’acouphène neurosensoriel sont le plus souvent d’origine traumatique (traumatisme sonore, musique à fort volume) et/ou psychosomatique (anxiété, burn-out, choc émotionnel, dépression, malaise vagual, surmenage, troubles obsessionnels compulsifs). Mais ne sont pas à exclure : – les interactions médicamenteuses ototoxiques (anti-inflammatoires, antipaludéens, chimiothérapie, diurétiques, vasodilatateurs), – les intoxications aux métaux lourds (amalgames dentaires, électrogalvanisme buccal), – les boissons dopantes, les inhibiteurs de digestion (café, thé, etc.), – les allergies alimentaires, les carences nutritionnelles, – la dorsalgie, la fibromyalgie, la maladie de Lyme, le syndrôme du côlon irritable – le stress oxydatif, les inflammations chroniques, – les effets négatifs des ondes électromagnétiques, des infrasons et des pollutions ambiantes. Autant dire que les champs de la recherche scientifique sont nombreux pour comprendre les mécanismes complexes des acouphènes, notamment au niveau du cortex cérébral. »
#Quelles sont les conséquences des acouphènes sur la santé ? – P.B. : « L’environnement sonore devenant une agression permanente, ce vécu influe sur votre équilibre nerveux jusqu’à vous rendre irritable et dépressif. Ces difficultés à maîtriser l’ouïe provoquent des migraines, des vertiges, une sensation de mal-être et de solitude qui perturbe la vie relationnelle et peut entraîner un processus de désocialisation. Sortir de ce cercle infernal qui alimente vos acouphènes et vous isole chaque jour davantage doit être votre priorité. Des groupes de paroles existent et des thérapies douces sont là pour adoucir vos bruits auditifs. Il faut aussi prendre le temps d’écouter les musiques internes du corps, de se poser, de se recentrer, de respirer pleinement afin que chaque respiration efface toute tension, toute dissonance en vous. »
#L’acouphène est-il le signal d’alarme d’une maladie ? – P.B. : « L’acouphène est un indicateur symptomatique de certaines pathologies liées à l’oreille interne: – l’otospongiose (l’étrier ne transmet plus les vibrations sonores), – le neurinome (tumeur bénigne invasive), – les maladies de Paget et de Ménière (bruits dans le grave, surdité, vertiges). C’est également un bon indicateur en cas d’allergies, de diabète, d’intolérances alimentaires (glutamate, gluten…) de troubles digestifs, endocriniens et de maladies dégénératives (parkinson, sclérose en plaque, etc.). Plus généralement, il est lié à une perte de l’audition et parfois à un bouchon de cérumen qui obstrue le conduit auditif. »
#Pourquoi l’acouphène est-il si perturbant psychologiquement? – P.B. : « L’acouphène est la production d’un signal nerveux anormal qui atteint votre perception consciente lorsque le système nerveux végétatif est déséquilibré à cause d’un stress ou d’une maladie. Certaines personnes le supportent très bien, voire l’ignorent, alors que d’autres le vivent très mal, notamment la nuit où il provoque des insomnies. Car faute de vous y habituer, vous vous confrontez à l’acouphène. Ce signal auditif semble vous répéter à l’infini l’émotion, le conflit, le mal-être que vous ne voulez pas entendre. Pire, il est devenu un « avatar » sonore, un membre encombrant de votre famille auquel vous prêtez beaucoup de pouvoir et de méfait. Il s’est placé au centre de vos préoccupations et pour l’instant, il a gagné! Il s’agit donc de limiter l’emprise de l’acouphène notamment par la thérapie sonore et de désactiver au maximum les réactions neurovégétatives qu’il provoque. L’aide apportée par une psychothérapie courte de type cognitive et comportementale peut s’avérer utile pour pacifier le mental et accompagner vos soins thérapeutiques. L’autohypnose et la sophrologie sont également conseillées. »
#Que faire médicalement ? – P.B. : « Suivez les conseils suivants : – Faites un bilan complet de santé. – Prenez rendez-vous avec votre dentiste pour vérifier l’état de vos dents. – Consultez un médecin ORL dès l’apparition des acouphènes car plus vous agirez vite, plus vous aurez de chance de les traiter efficacement. En effet, les acouphènes apparaissent souvent progressivement et de façon intermittente avant de devenir constants. Ne les laissez pas s’installer! – Les tests audiométriques ne dépassant pas le seuil acouphénique des 8000Hz, il est préférable de faire un examen audiométrique des hautes fréquences afin de rechercher les pertes auditives dans les zones atteintes par vos bruits parasites. Votre médecin ORL vous proposera un protocole thérapeutique alliant de l’allopathie, des thérapies de confort et éventuellement un appareillage adapté à votre cas. »
*Ces conseils vous sont donnés à titre préventif par Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé. Ils ne remplacent en aucun cas votre traitement médical.

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Thérapie sonore anti acouphènes recommandée par des médecins ORL et le magazine TOP SANTE : www.stop-acouphenes.fr

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