5 Astuces pour se débarrasser des acouphènes|publié par Medisite

acoupheneswoman1‘Bruits auditifs particulièrement gênants pour la personne qui en souffre, les acouphènes peuvent faire suite à un traumatisme sonore ou à un choc psychologique. Lorsqu’ils sont installés, c’est souvent le cumul de plusieurs thérapies qui permet de les atténuer. Le point sur les solutions avec le Dr. Philippe Barraqué.’ 

Lire l’article complet publié par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé, Medisite.


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Dites stop à vos acouphènes|édition 2019 |le teaser YouTube

 

Philippe Barraqué, thérapeute et spécialiste en acouphénologie, présente la nouvelle édition revue et augmentée de son livre « Dites stop à vos acouphènes », paru aux éditions Guy Trédaniel. Vous y trouverez toutes les thérapies efficaces pour venir à bout de vos acouphènes ainsi qu’un CD de thérapie sonique fréquentielle pour les déprogrammer progressivement.

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Dites stop à vos acouphènes | sa nouvelle édition vient de paraître

Dites stop à vos acouphènes 2019 cover (2)

Depuis sa sortie en 2012, le livre Dites stop à vos acouphènes du musicologue et musicothérapeute Philippe Barraqué a caracolé en tête des ventes. La nouvelle édition de cet ouvrage devenu une référence vient de sortir dans une version revue et augmentée (319 pages + CD de thérapie sonore offert).

Vous trouverez dans ce livre toutes les thérapies et les techniques de pointe pour venir à bout de vos acouphènes et de votre hypersensibilité au bruit : aromathérapie, biofeedback, cohérence cardiaque, digitopuncture, EMDR, hypnose, médecine chinoise, méditation, neurostimulation corticale, phytothérapie, sophrologie, yoga de l’oreille et bien d’autres.

Le plus large éventail de techniques de bien-être et d’auto-guérison pour soulager efficacement vos acouphènes.

Le CD (durée: 1h)contient des bruits thérapeutiques (blanc, rose, brown, violet, bleu et gris), ainsi que des rythmes cérébraux (Alpha/Thêta) spécialement conçus pour masquer, atténuer et déprogrammer les acouphènes, mais aussi améliorer votre audition.

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Misophonie, lisez l’article de Marie Claire

femme-bruit-misophoneMisophonie, ces petits bruits qui nous rendent fous! Bruits de mastication, raclements de gorge, crissements de craie sur un tableau: certains sons, anodins pour certains, vous gâchent la vie au quotidien? Vous êtes peut-être misophone.

“Quand mon coloc se met à manger dans la même pièce que moi, j’ai souvent envie de le mettre en mode silencieux. Bouchons d’oreille, musique j’ai tout essayé et désormais, je préfère quitter la pièce dans laquelle il mange, car je peux devenir extrêmement désagréable sans trop savoir d’où ça vient”, explique Capucine¹, 23 ans, étudiante en sciences politiques. Capucine n’est pas hypocondriaque. Elle est misophone.

La misophonie ou l’intolérance aux petits bruits
Ce curieux trouble psychique – que l’on peut traduire littéralement par « haine du son » – est décrit par Othman Sentissi El Idrissi², psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Genève, comme “un état chronique caractérisé par l’aversion envers certains bruits et sons.” Encore méconnu et rarement diagnostiqué, il n’a été identifié qu’en 1997 par l’audiologiste américaine Marsha Johnson. Pourtant, comme l’explique le psychiatre: “La misophonie est bien plus fréquente qu’on ne le croit et peut même avoir de lourdes répercussions psychiques et physiques”, confirme-t-il.
Du dégoût à l’anxiété, en passant par la colère, les bruits de bouche, les sons gutturaux ou nasaux, mais aussi les craies, les cliquetis de stylo ou les touches d’un clavier d’ordinateur peuvent déclencher des réactions épidermiques. “Vous n’êtes pas bizarre, ni différent”, rassure Othman Sentissi El Idrissi. “La misophonie est un trouble réel”, insiste-t-il.
“Quand on n’est pas misophone, il est impossible de comprendre ce qui peut provoquer de telles réactions”, regrette Juliette, 24 ans, en service civique dans le domaine culturel, qui vit “un enfer au quotidien”. Et pour cause, ce trouble est extrêmement compliqué à appréhender, comme l’explique Philippe Barraqué³, musicothérapeute spécialiste de l’hyperacousie: “ elle est à la croisée de plusieurs disciplines scientifiques et médicales”. “Elle touche aussi bien à l’audition, qu’à la neurologie, la psychologie et la psychiatrie”, précise ainsi Othman Sentissi El Idrissi.

Un trouble qui remonte souvent à l’enfance
“Depuis toujours, toutes sortes de bruits de mastication, de reniflement, de raclement de gorge me mettent mal à l’aise. Plus jeune, à la maison, j’avais l’impression d’être un vrai tyran domestique. C’est devenu une private joke dans la famille”, s’amuse Martin1, 29 ans, commercial dans une agence de communication qui se reconnaît parfaitement dans le phénomène de misophonie. Un ancrage dans l’enfance que partage également Juliette. “Je devais avoir 10 ou 11 ans et je ne supportais pas les bruits de mastication, de claquement de dents ou même de respiration qui m’entouraient. Ça me mettait hors de moi. Avec le temps, ça n’a fait qu’empirer”, se souvient-elle.
Philippe Barraqué le confirme: “la misophonie peut apparaître assez tôt et se développe au cours de l’enfance et de l’adolescence. Elle relève souvent d’une souffrance psychologique, voire d’un microtraumatisme dont les personnes n’ont pas toujours conscience”, précise-t-il. Mais ce phénomène pourrait aussi être lié à des problèmes de transmission neuronale. “Pour le moment, il ne s’agit que d’hypothèses”, précise Othman Sentissi El Idrissi. Il s’agirait d’un dysfonctionnement au niveau de la connexion entre le son et l’émotion: “Notre cerveau associe automatiquement certains sons à des émotions négatives”, explique le psychiatre.

Des symptômes qui régissent notre vie sociale
Le problème avec la misophonie, c’est qu’elle peut devenir une barrière dans notre vie sociale. Ainsi Martin par exemple, a de plus en plus de mal à dormir avec sa copine. “Je ne supporte plus l’entendre respirer en dormant. Ce n’est pas une raison pour redevenir célibataire, mais j’y pense, parfois”, confie-t-il, pensif. Au bureau aussi, sa misophonie interfère dans ses relations. “Dans l’open space, j’ai un collègue qui a tendance à marteler sur les touches de son clavier. C’est insupportable. Ça réveille en moi une forme d’animosité qui me dépasse. Parfois j’ai presque des pulsions de violence à son égard”, témoigne-t-il.
Sophie, 21 ans, étudiante en littérature, voue un véritable dégoût aux bruits de bouche. “Le reniflement et la mastication, m’écœurent et me mettent mal à l’aise. J’ai la mâchoire qui se crispe et l’impression que mes dents se mettent à grincer” décrit-elle. Face à ces bruits, Juliette peut également devenir irritable. “Intérieurement, je me mets à bouillir. J’ai du mal à me contrôler. Pourtant, je suis quelqu’un de très pacifique. C’est pénible car je dois lutter constamment pour rester aimable avec ces personnes qui m’insupportent contre leur gré”.
Des comportements qui pourraient être accentués par la pollution sonore de plus en plus présente dans notre quotidien. Philippe Barraqué parle même d’un “véritable phénomène de société qui traduit l’hyperactivité et les conséquences néfastes de l’utilisation intensive des technologies. » Selon lui, les espaces de coworking et les open space engendreraient l’explosion des comportements névrotiques: « On a moins de moments pour soi, moins de repères » explique-t-il.

Une intolérance culpabilisatrice
“Lorsque je prends le petit-déjeuner avec ma sœur, je la harcèle pour qu’elle fasse le moins de bruit possible. Ce à quoi elle répond qu’il faut bien qu’elle mange. Cela donne lieu régulièrement à des disputes sans queue ni tête. Nous sommes impuissantes toutes les deux”, raconte Juliette. Un sentiment que partage Sophie: “on s’est toujours moqué de moi par rapport à ces blocages. Personne ne me prend au sérieux”. Martin, quant à lui, parle d’un syndrome Docteur Jekyll et Mister Hide. “Parfois, j’ai vraiment l’impression d’être une mauvaise personne. Pourtant je suis un bisounours dans la vie de tous les jours”.
Pour les spécialistes, il est important de considérer ces gênes sonores comme étant bien réelles. Même si on ne les comprend pas toujours. “Il n’est pas question de culpabiliser les personnes intolérantes aux sons”, explique Philippe Barraqué. “Leur souffrance psychologique est bien réelle et il ne faut pas la négliger. Même constat pour Magali Getrey, musicothérapeute, pour qui ces phobies “stigmatisent les personnes plus qu’on ne le croit, mais génèrent surtout beaucoup de culpabilité et peuvent être réellement handicapantes dans la vie personnelle et professionnelle. « Si elles ne sont pas traitées, ces intolérances peuvent parfois dégénérer en petites névroses qui nous isolent et nous désocialisent peu à peu”, rappelle-t-elle.

La misophonie, ça se soigne ?
Si le trouble n’est pas grave en soi, il peut prendre des proportions importantes. Du coup, généralement, les misophones mettent au point des techniques pour s’absoudre des bruits environnants. “J’ai développé tout un panel de stratégies d’évitements. J’ai des boules quies en permanence sur moi », reconnaît Martin, qui avoue aussi s’inventer régulièrement des déjeuners professionnels pour pouvoir manger seul. Juliette de son côté ne jure que par ses écouteurs. “Au bureau, si ma collègue se met à grignoter à côté de moi, je lance la musique à fond”, explique-t-elle.
Mais ces stratégies toutes plus farfelues les unes que les autres ne sont pas une solution sur le long terme. Comme le précise Philippe Barraqué, “la fuite et la protection ne font qu’engendrer davantage de difficultés”. Il faut se saisir du problème: “quelque part, on est tous un peu misophones. Mais quand le phénomène devient handicapant socialement et qu’on en souffre, il faut agir”, insiste Othman Sentissi El Idrissi. Si les symptômes persistent, “pensez d’abord à consulter un ORL pour écarter les problèmes d’acouphènes ou d’hyperacousie”, préconise-t-il en rappelant qu’il n’existe pas de solution médicamenteuse, excepté si la misophonie est associée à une pathologie plus sévère.
A noter que la méditation, la relaxation et la pleine conscience peuvent également être salvatrices. Sauf si le petit bruit qui vous agace vous, est celui du bol tibétain.

Article de Manon Duran, publié le 01/03/2019 dans Marie Claire
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1. Tous les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des témoins.
2. Othman Sentissi El Idrissi, psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Genève.
3. Philippe Barraqué, musicothérapeute spécialisé dans l’hyperacousie, à l’initiative du site stop acouphènes et auteur de l’ouvrage “Dites stop à vos acouphènes” paru aux éditions J.Lyon en mars 2012 (nouvelle édition revue et augmentée, mars 2019)
4. Magali Getrey, musicothérapeute.


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Choc auditif, stress, médicaments, qu’est-ce qui provoque des acouphènes?

Si l’acouphène objectif est clairement identifiable médicalement, les phénomènes déclencheurs de l’acouphène subjectif ou neurosensoriel, c’est à dire qui n’est entendu que par la personne atteinte, sont souvent difficiles à déterminer. Les causes sont nombreuses. On fait le point ensemble. 

L’origine traumatique  de l’acouphène neurosensoriel est la plus courante (accident, choc sonore, chute, dépressurisation en avion, écoute musicale à fort volume) mais souvent amplifiée par le terrain psychosomatique (anxiété, choc psychique, colère, dépression, émotivité, hyperactivité, nervosité, problèmes d’expression et de communication, psychorigidité, stress intense, troubles obsessionnels compulsifs).
Mais il existe bien d’autres causes qui sont susceptibles de provoquer des acouphènes, le plus souvent sur un terrain fragilisé : stress, dépression, addictions, problèmes de santé. A vous de prendre votre santé en main, de modifier vos habitudes alimentaires, de lire les étiquettes des médicaments, entre autre. Maintenant c’est à vous de déterminer la cause parmi cette liste non exhaustive et d’essayer d’y remédier :

  • les addictions (alcool, drogue, jeux vidéo, tabac),
  • les additifs et colorants alimentaires, les sulfites, le glutamate
  • les carences vitaminiques et en oligo-éléments (B12, magnésium, zinc),
  • les effets indésirables de certains actes médicaux (accouchement, anesthésie, extraction dentaire, manipulations vertébrales, IRM, radiothérapie),
  • les excès nutritionnels (boissons toniques, glutamate, gluten, lactose, sel, viande),
  • les effets secondaires et les interactions des médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, antipaludéens, aspirine, barbituriques, chimiothérapie, codéine, diurétiques, hormonothérapie, ibuprofène, quinine, vasodilatateurs),
  • les intoxications aux engrais et aux pesticides,
  • les intoxications aux métaux lourds (amalgames dentaires, eau du robinet, pansements gastriques, tabagisme, vaccins),
  • les pollutions ambiantes et technologiques (antennes relais, champs électromagnétiques, gaz d’échappement, infrasons, micro-ondes, ordinateurs,
  • produits chimiques, téléphones portables, transformateurs)*

Il ne vous reste plus qu’à trouver la cause de vos acouphènes, promis?

Philippe Barraqué, musicothérapeute, musicologue, créateur des méthodes Stop Acouphènes et Neurostimulation anti acouphènes.

*Extrait du livre Dites à vos acouphènes, Philippe Barraqué, Guy Trédaniel éditeur


Thérapie sonore anti acouphènes, la méthode de référence recommandée par des ORL : www.stop-acouphenes.fr


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Thérapie sonore anti acouphènes | Philippe Barraqué | à lire dans Marie Claire de mai

Copie de couv jumeaux 2004  

Le magazine Marie Claire de mai consacre un article aux acouphènes et notamment à la thérapie sonore anti acouphènes développée par le musicothérapeute français Philippe Barraqué. Extrait choisi.

Des thérapies sonores pour masquer les acouphènes
Le principe consiste à reprogrammer l’aire auditive du cerveau pour qu’il ne prête plus attention à l’acouphène. Cette rééducation auditive passe par l’écoute de bruits colorés – des bruits blancs et des bruits roses – qui filtrent les bruits indésirables et réduisent ainsi leur perception. « Des études scientifiques ont montré que les bruits blancs – perçus comme un souffle continu – ont une action réelle de désensibilisation aux acouphènes, note le musicothérapeute Philippe Barraqué, auteur de Dites stop à vos acouphènes (éd. J. Lyon). Les bruits roses – proches d’un bruit d’eau – rétablissent quant à eux le confort auditif en enrobant et en couvrant progressivement les sifflements et bourdonnements ». Pour une efficacité optimale, mieux vaut les écouter en alternance, un jour sur deux.
Il existe aujourd’hui des appareils auditifs conçus pour les personnes acouphéniques qui génèrent des bruits blancs ou roses destinés à masquer les acouphènes.

  • Article complet de Sylvia Vaisman « Bourdonnement, sifflement… Quand les acouphènes nous gâchent la vie » paru dans Marie Claire de mai 2018 à lire ICI

  • La méthode de thérapie sonore de Philippe Barraqué, musicothérapeute, recommandée par des ORL : CD Stop Acouphènes – Livre Dites stop à vos acouphènes : www.stop-acouphenes.fr

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Les gènes de l’audition en question – Philippe Barraqué

trithérapie anti-acouphènes

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Chaque année, des professionnels de santé et des associations nous rebattent les oreilles avec les problèmes auditifs, et particulièrement les acouphènes. Des enquêtes sont faites, beaucoup de budgets de communication sont dépensés, mais sans amélioration pour le quotidien des malades. Mais au fait, y a-t-il des gènes qui « manipulent » notre oreille au point de la faire disjoncter? Le musicothérapeute français Philippe Barraqué répond à ces questions.

Acouphènes Solutions : A-t-on localisé les gènes responsables de l’audition ?

  • Philippe Barraqué : Oui, ils ont été localisés depuis une vingtaine d’années et sont au nombre d’une centaine. C’est dire l’importance de l’audition dans nos mécanismes psychosensoriels et moteurs.

A.S. : Ces gènes sont-ils responsables des maladies du système auditif?

  • P.B. : Il est certain qu’ils jouent un rôle dans la survenue de beaucoup de ces maladies, particulièrement dans les cas de surdité précoce ou de déficiences auditives innées. L’Université Rockefeller a ainsi identifié 39 types de surdité dont le caractère dominant est la transmission génétique.

A.S. : Croyez-vous que ces gènes puissent jouer un rôle dans les acouphènes?

  • P.B. : L’acouphène est un symptôme dont les causes sont multiples. C’est la difficulté actuelle de poser un diagnostic et d’établir un protocole thérapeutique de confort pour chaque cas. Le rôle des gènes dans ce trouble auditif n’est pas établi par la science, même si les traitements par la thérapie génique sont prometteurs, surtout pour les surdités profondes. Les acouphènes sont majoritairement dus à des écoutes dites « à risque » chez les jeunes qui stressent leurs oreilles en écoutant des musiques à très fort volume sonore. Ils font partie également des dommages collatéraux de beaucoup de maladies et des effets indésirables de leurs traitements médicamenteux.

A.S. : Y-a-t-il des solutions pour venir à bout des acouphènes ou tout du moins pour les rendre supportables?

  • P.B. : Ce qui pose problème c’est ce son continu qui pollue la vie de tous les jours, une sorte de « son fantôme » que le cortex auditif reproduit comme un « message d’erreur ». En effet, certaines cellules de l’oreille interne libèrent des neurotransmetteurs qui transmettent le signal sonore jusqu’au cerveau. Pour agir dessus, il y a les thérapies d’habituation qui ont une action sur la plasticité cérébrale comme la thérapie sonore, les thérapies comportementales et cognitives. La sophrologie et l’hypnose donnent des résultats encourageants. En dernier recours, l’appareillage auditif avec un générateur de bruit blanc.

A.S. : Comment faire connaître les dangers qui menacent notre audition auprès du grand public?

  • P.B. : D’abord, il faudrait faire de la prévention en milieu scolaire en sensibilisant les jeunes au fait que l’oreille est un organe complexe et fragile. Rendez-vous compte que la cochlée, dans l’oreille interne, est constituée de 17000 cellules ciliées réparties sur quelques millimètres pour recevoir et sélectionner toutes les fréquences entre 20Hz et 20000 Hz! Lorsqu’elles sont endommagées par un traumatisme sonore, c’est bien souvent irrémédiable car elles ne s’auto réparent pas. Ce sont les cellules ciliées captant les fréquences aigues qui sont en première ligne car elles se trouvent à la base du clavier cochléaire. C’est pour cela que la fréquence la plus courante d’un acouphène est autour de 4000 Hz.

Philippe Barraqué, musicologue, musicothérapeute, expert santé



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