Une trithérapie anti-acouphènes efficace : son, sophrologie, aromathérapie – Philippe Barraqué

On connait les vertus des sons masquants, le processus d’habituation qui se met en place. Associer la thérapie sonore à la sophrologie et aux huiles essentielles, est un nouveau protocole qui marche pour traiter les acouphènes. Explications et mode d’emploi.

Commençons par la thérapie sonore. Il suffit d’un bon casque fermé, des deux CD Stop Acouphènes avec toutes les fréquences masquantes, pour bien débuter sa cure sonique anti bruits dans les oreilles.

Pour gérer le stress, l’anxiété, la dépression provoqués par ces bourdonnements qui vous gâchent la vie, on a rien trouvé de mieux que la sophrologie qui induit des états modifiés de conscience très apaisants et restructurants. Rien de plus efficace, si on ne veut pas dépenser trop d’argent en séances de sophrologie, qu’un sophrologue toujours disponible quand vous en avez besoin. Il y en a un qui vous attend chez vous grâce au CD Sophro Acouphènes. A écouter et savourer sans modération pour des nuits plus douces.

A ces soins soniques et relaxants, ajoutez les massages avec des huiles essentielles qui agiront en profondeur localement, sur les zones de l’oreille et des articulations mandibulaires. Ayez tout d’abord le réflexe hélichryse italienne : 2 gouttes autour de l’oreille en massage léger, plusieurs fois par jour. Vous en ressentirez encore plus les bienfaits en la complétant par des huiles essentielles d’estragon, de lentisque pistachier et de cyprès, à raison d’une goutte chacune. Pour les cas rebelles, si vos acouphènes persistent ou augmentent d’intensité, essayez le mélange suivant : ylang-ylang, gaulthérie, lentisque pistachier, cyprès, hélichryse italienne, estragon. Une goutte de chaque huile essentielle mélangée à trois gouttes d’huile végétale d’amande douce ou de pépin de raisin.

Peu d’acouphènes résisteront à ce protocole tri-thérapeutique où le son, la sophrologie et l’aromathérapie seront vos alliés précieux pour retrouver un peu de silence. Bonne cure !

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

Retrouvez ses conseils dans son ouvrage Dites stop à vos acouphènes, aux éditions J.Lyon

Plus d’infos : www.stop-acouphenes.fr www.sophro-acouphenes.fr

Le citron adoucit vos acouphènes – Philippe Barraqué

Rien de telle qu’une tasse d’eau tiède avec du jus de citron pour bien commencer la journée, particulièrement quand on a des acouphènes. En effet, pour la médecine chinoise, il s’agit de troubles liés à un déficit énergétique des reins ou du foie. Or, le citron est un très bon diurétique naturel. De plus, il nettoie le foie et régule le système digestif. Alors, ayez le réflexe citron!

Ce qui est recommandé contre les bourdonnements d’oreilles l’est donc aussi pour toute la famille. Pourquoi ne pas faire chaque matin une petite cure familiale d’eau citronnée ou accompagner chaque repas avec de l’eau fraîche agrémentée de quelques gouttes de citron. Bien entendu, si vous le supportez, un jus de citron pur avec un peu de miel d’acacia est un excellent moyen de booster le métabolisme et de renforcer les défenses immunitaires souvent fragilisées par des allergies ou des troubles chroniques de la sphère ORL.

On peut, pour commencer, se contenter d’un verre d’eau, minérale ou filtrée, citronnée et à température ambiante, et puis – pour les plus téméraires – passer à l’eau tiède qui demande une certaine habitude. Autre piste : le citron est très intéressant à utiliser en huile essentielle. Il est un remède de choix pour déstocker les graisses, lutter contre l’athérosclérose et activer la circulation sanguine. Y penser également pour vos recettes de cuisine, notamment les gâteaux : une goutte d’huile essentielle ou d’essence de citron à ajouter à votre préparation, et des zestes râpés bien évidemment! Tous ces conseils nutritionnels sont valables pour adoucir vos acouphènes dont les causes sont multiples et inhérentes aux pathologies déjà citées précédemment.

Lorsque rien ne les soulage, essayez cette application locale d’aromathérapie : imbibez un coton d’eau tiède et versez une goutte d’huile essentielle de cajeput et une goutte d’essence de citron.* Placez le coton dans le pavillon de l’oreille et gardez-le jusqu’à ce qu’il soit froid. Renouvelez ce pansement « silence » plusieurs fois par jour.

Rappelons enfin ces quelques principes de la médecine chinoise pour traiter les bruits auditifs :

  • Quand le rein gouverne l’oreille, sa défaillance en énergie se traduit par des bourdonnements sourds dans les fréquences graves et des baisses de l’acuité auditive. A ces symptômes reliés à l’oreille interne s’ajoutent, selon les cas, des douleurs articulaires, une frilosité générale et des pertes de mémoire.
  • Lorsqu’il s’agit d’acouphènes pulsatiles avec des sifflements dans l’aigu, c’est l’énergie du foie qui est à traiter. L’hypertension, les maux de tête, l’irritabilité et les insomnies en sont les principaux troubles.

Le réflexe matinal de l’eau citronnée, les massages avec quelques gouttes d’huile essentielle de citron diluée dans une huile végétale, leur utilisation dans un diffuseur, voilà des occasions multiples de bénéficier des vertus curatives d’un fruit qui convient parfaitement à votre thérapie anti-acouphènes et à votre bien-être au quotidien.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé.

Retrouvez tous ses conseils et thérapies anti-acouphènes dans son ouvrage Dites stop à vos acouphènes (éditions J.Lyon) :

Pour une thérapie sonore efficace, ayez le réflexe Stop Acouphènes

La sophrologie a fait ses preuves pour travailler sur soi et se défocaliser de ses bruits auditifs, pensez à la méthode Sophro Acouphènes

*Avertissement : ces conseils sont donnés à titre préventif et ne remplacent pas votre traitement médical. Les huiles essentielles sont déconseillées chez la femme enceinte et les jeunes enfants. En application cutanée, n’utilisez jamais les huiles essentielles pures mais toujours diluées.

Acouphènes Solutions – Philippe Barraqué – Tous droits réservés

La pompe à chaleur du voisin vous pompe l’air, réagissez! – Philippe Barraqué

Le bourdonnement permanent de la pompe à chaleur

Le bourdonnement permanent de la pompe à chaleur

Il est de plus en plus courant de subir les nuisances sonores d’une pompe à chaleur installée par votre voisin pour chauffer économiquement sa maison ou sa piscine. Problème, elle vous pompe l’air avec son bruit de fond constant. Quelques pistes pour y remédier tout en restant zen.

Ce n’est pas pour rien que les fabricants de pompes à chaleur les plus réputés usent de recommandations pour que leurs installations ne se transforment pas en psychodrames avec le voisinage. Mais sur le terrain, on constate bien souvent un mépris total de leurs recommandations, chacun se la jouant « perso » et considérant sa pompe à chaleur comme la plus silencieuse du marché. D’ailleurs, certains aiment l’écouter tourner et en faire profiter leurs chers voisins! Pourtant, si ces engins dits technologiquement évolués génèrent un volume sonore réduit entre 3 et 5 décibels, ils produisent un bourdonnement constant, des infrasons, des résonances aigües et des vibrations qui pourraient, dans bien cas, être évités. Pour les voisins, ce bruit de fond peut devenir très vite obsessionnelle, altérer leur qualité de vie, voire générer une phobie du bruit, de l’hyperacousie, des acouphènes, une dépression.

Avant de sortir ses foudres de guerre, il est toujours bon d’en parler calmement avec votre voisin qui n’a pas toujours l’oreille aussi développée que vous! Les fabricants recommandent d’isoler phoniquement la pompe à chaleur au moyen d’un caisson adapté ainsi que le local technique, d’éviter toute installation contre le mur mitoyen ou trop près de murs qui feront caisse de résonance. Psychologiquement, il est également peu souhaitable de diriger le ventilo de la pompe à chaleur vers son voisinage qui le vivra comme une agression. Votre voisin, certainement très sympathique à ses heures, placera autour de son installation des claustras ou des murs anti-bruit qui permettront de vivre en bon harmonie.

Enfin, l’argument du faible bruit de fonctionnement de la pompe à chaleur ne résiste pas à la réglementation sur les bruits de voisinage du Code de la santé publique qui indique « qu’aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme. » Cet article R.1334-31 foisonne dans la jurisprudence et les tribunaux n’hésitent plus à condamner les voisins « pompeurs » après, il est vrai, quelques années de procédure.

Car ce qu’il y a de plus insidieux avec ce genre de machine, c’est qu’elle ne produit pas les mêmes nuisances sonores selon les heures, la température extérieure et les réglages plus ou moins aléatoires de sa programmation. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire, réagissez et à défaut, méditez sur la pompe à chaleur et essayez de faire silence en vous! Nous vivons entourés d’outils technologiques de plus en plus bruyants. Il est urgent que leurs  concepteurs réduisent leurs bruits résiduels et conçoivent des produits qui soient agréables à entendre et à vivre. Par exemple, pourquoi les électroménagers ont des signaux sonores de fonctionnement aussi agressifs et stridents? Il serait pourtant simple d’y remédier. On se prépare une génération de sourds et de malentendants, mais c’est un autre débat.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

http://www.stop-acouphenes.fr

Découverte scientifique majeure: l’acouphène est bien cérébral! – Philippe Barraqué –

Points d'impacts des régions cérébrales activant des acouphènes

Points d’impacts des régions cérébrales activant des acouphènes

Une étude scientifique publiée dans la revue médicale Current Biology fait état d’une avancée majeure dans la localisation des acouphènes au niveau du cortex cérébral.

En effet, elle relate que ces signaux corticaux ont été localisés dans le cerveau d’un patient épileptique de 50 ans qui devait bénéficier d’une chirurgie pour traiter son épilepsie résistante à tout traitement médicamenteux. Pour cela, le patient a été mis sous surveillance constante pour dresser le tableau clinique précis de ses crises, grâce à 164 électrodes implantées dans son hémisphère gauche et sur une durée de deux semaines.

Les chercheurs ont ainsi pu comparer les périodes de son activité cérébrale où l’acouphène était en phase aigüe avec celles où elles retournaient à la normale. Ils ont ainsi constaté que le signal acouphénique concernait un ensemble assez étendu de régions cérébrales. Sur la photo de l’hémisphère gauche du patient, on peut en effet constater que les localisations sont multiples et d’intensités différentes. Comme l’a déclaré le Dr Philip Gander de l’Université américaine de l’Iowa, « c’est très rare qu’on puisse suivre un patient, par cette technique d’implantation d’électrodes, qui souffre à la fois d’épilepsie et d’acouphènes. »  

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que la méthode d’inhibition résiduelle utilisée par ces médecins pour localiser les acouphènes, rappelle en bien des points les effets positifs et inhibants des bruits masquants en thérapie sonore. Les chercheurs ont en effet soumis leur patient à 60 séances courtes de 30 secondes de bruits écoutés au casque. Les acouphènes aigus et constants du patient ont fortement diminué après chaque écoute. Il a suffi alors de comparer l’activité cérébrale avant et après chaque séance pour constater des impacts résiduels dans le cerveau, comme le confirme le Dr William Sedley, co-auteur de la recherche et neuroscientifique à l’Université de Newcastle. Des tracés d’ondes cérébrales et neuronales spécifiques aux acouphènes ont ainsi été déterminés.

On pensait jusque-là que le signal de l’acouphène n’était vraisemblablement émis que par le cortex auditif et on découvre dans cette recherche innovante qu’une proportion très importante de régions du cerveau est impactée par les acouphènes. Mais ce phénomène si étendu est-il aussi développé lors de la survenue des bruits auditifs? Cette expérience clinique effectuée sur un cas unique ne permet pas de le définir.

Il n’en reste pas moins vrai que cette découverte valide que le signal acouphénique est avant tout cérébral, que les bruits masquants ont un effet inhibiteur et transitoire sur les acouphènes, même si certains protocoles de thérapie sonore demandent à être réévalués. Il reste toutefois à déterminer si ce mécanisme neuronal concerne tout type de bruits auditifs ou seulement certains, et surtout de tester cette méthode sur un échantillon représentatif de patients souffrant d’acouphènes et non épileptiques.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

http://www.stop-acouphenes.frhttp://www.sophro-acouphenes.fr

Le patient acouphénique analysé par le psychothérapeute – Philippe Barraqué

Peur de changer son mode de fonctionnement, peur de l’inconnu, impossibilité à assumer ses erreurs, à se remettre en question, Jacques Martel dresse le profil psychologique type de l’acouphénien qui résiste au changement et s’installe dans un processus de blocage et de repli sur soi. Dans cette chronique d’une surdité annoncée, quel conseil donner ?

« L’acouphène est le phénomène qui fait que j’entends des sons tels que sifflements, bourdonnements, grésillements sans que cela ait un rapport avec mon environnement », écrit le psychothérapeute Jacques Martel. « L’acouphène se retrouve souvent chez des personnes qui vivent un très grand stress de performance. Il apparaît souvent à la suite d’un événement où un choc émotif a été vécu et où le niveau de stress a augmenté d’une façon significative : divorce, perte d’un emploi, cambriolage, etc. J’ai besoin d’être reconnu et qu’on respecte mon identité, mes droits. J’ai cependant peur de perdre mon emploi ou un certain statut social (travail ou vie personnelle) et je ne veux pas y faire face. Je peux parfois avoir de la difficulté à remettre en cause certaines de mes idées et je peux même devenir entêté. Je m’obstine à rester dans une situation insatisfaisante. Je résiste à des changements que je n’ai pas choisis et sur lequel je n’ai pas le contrôle. Je sais inconsciemment  que si rien ne change, il pourra y avoir séparation, aussi bien au niveau personnel qu’en affaires. »

Etre à l’écoute de soi, de ses signaux du corps. Prendre soin de son corps physique, des outils sophistiqués mis au service de ses sens  et qui peuvent, par inadvertance ou par inconscience, dysfonctionner.

 « Lorsque cela m’arrive, je dois prendre le temps de me questionner si j’ai été à l’écoute de ma voix intérieure. C’est comme si je n’étais pas parfaitement syntonisé sur « mon poste de radio intérieur ». Lorsque je syntonise un poste de radio qui est en ondes et qui n’émet pas de musique ou de parole, je peux « entendre le silence ». Par contre, si je déplace le récepteur sur une fréquence où il n’y a pas de poste qui émette, j’entends un grésillement ou du sifflement, comme si j’utilisais un poste à ondes courtes. Y a-t-il des émotions que j’aurais refoulées de crainte de troubler mon équilibre intérieur ? La vie me rappelle ainsi d’être à l’écoute de ma voix intérieure, de mes besoins et de mes désirs. »

« L’acouphénien » s’est déconnecté de ses besoins véritables, de ses résonances intérieures et peu à peu, s’installe dans un mode de vie quasi autistique, dans une situation de dépendance, d’assistanat.

« Je dois me prendre en main afin de diminuer le « niveau de bruit ou les interférences » qui peuvent exister dans mes pensées et dans mes émotions, car le fait d’entendre ces sifflements ou ces bourdonnements m’indique peut-être qu’il y a aussi quelque chose que je ne veux plus entendre et que ces sons empêchent que cela parviennent à mes oreilles. »

Jacques Martel souligne à juste titre que « l’acouphénien » est souvent un hypertendu qui s’ignore, si peu à l’écoute de lui-même qu’il ne peut s’en rendre compte. Alors la tentation est grande de reporter son attention sur le monde extérieur, de le décrypter jusqu’à la maniaquerie plutôt que de décoder son fonctionnement interne. Hypersensible aux bruits du monde extérieur, hypersensible aux bruits péristaltiques de son propre corps, le son est devenu cet ennemi qui vient de l’intérieur.

« L’acouphène m’indique que mon corps est sous tension, écrit Jacques Martel. Cela va tellement vite dans ma tête que j’ai l’impression que « tout va sauter ». Je suis très attentif à tout ce qui se passe autour de moi. Lorsque j’ai de l’acouphène, je me sens souvent loin d’une personne que j’aime. Je me sens séparé d’elle parce que nous avons de la difficulté à communiquer. Le silence vécu me fait peur et m’est insupportable. J’ai besoin d’être rassuré, d’avoir des explications, des paroles gentilles, mais tout cela est inexistant. »

Le rapport à l’autre conflictuel, la communication difficile, voire impossible, au sein du couple, de la relation amoureuse, le besoin de se sentir épauler, d’être en sécurité avec quelqu’un sont, pour Jacques Martel, des « générateurs » potentiels d’acouphènes. La parole gentille qui manque, la relation immature qui la sous-tend, l’infantilisation sentimentale, entraînent une frustration qui s’exprime par le signal continu dans les oreilles de l’acouphène.

« Je me sens ainsi agressé dans cette non-communication, je n’ai d’autre choix que de rentrer dans ma coquille pour me protéger de ce mur de silence. Je vis une certaine dualité : j’ai besoin de solitude, mais seulement lorsque je la choisis et non pas quand elle m’est imposée ou qu’elle survient hors de mon contrôle ! Ce son que j’entends peut aussi me permettre de rester en contact avec une souffrance vécue que je ne veux pas oublier. Ce son ou bruit me permettra-t-il de m’apaiser d’une certaine façon ? C’est ce qui arriverait si je l’entendais réellement dans le physique. Parfois, le silence me renvoie à la notion de mort et, si j’ai peur d’elle, mon cerveau « fait du bruit » pour m’éviter d’y penser. »

L’acouphène est le cri étouffé d’une mort à soi-même qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas transformer sans une aide extérieure. Mais le monde des entendants étant par essence un univers hostile, l’acouphénien a tendance à se replier dans sa coquille, dans la cochlée de son oreille interne.

Jacques Martel insiste également sur la nature exacte du bruit auditif entendu. Le désigner, le reconnaître, l’explorer est aussi une façon de mieux l’appréhender. « Il est important que j’identifie exactement ce que j’entends (sifflement, grésillement, bourdonnement, cloches, klaxons, etc.) pour identifier ce que je vis. Il se peut que j’entende les sons suivants : le bruit d’un ruisseau, le rugissement d’un torrent, des cloches, le « sifflement » des abeilles, une seule note de flûte, le son de la cornemuse, le vent dans les arbres, des milliers de violons, un vrombissement profond. »

Ne faut-il pas alors dans le cadre d’une cure de thérapie sonore faire écouter au patient le bruit correspondant à celui de son acouphène (eau, souffle, sifflements, etc.) afin de le « positiver », de rétablir sa véritable nature ?

« Lorsque cela survient, c’est que je suis en contact avec un des sons qui existent sur les plans intérieurs et qui est représentatif d’un plan de conscience en particulier. »

Jacques Martel reprend ici les expériences parapsychiques de Paul Twitchell qui, dans son ouvrage Le carnet de notes spirituelles, décrit les musiques liées aux différents plans de la Création. En effet, si « l’acouphénien » considère son acouphène comme un son naturel, comme un bruit d’eau par exemple, il aura gagné la bataille et sera moins gêné par ce son continu.

« Dans ce cas, je ne fais pas d’acouphène ; il s’agit d’un son naturel. Mon oreille intérieure, spirituelle est davantage ouverte. J’ai à dire merci d’entendre ce son parce qu’il m’indique que je suis en contact plus conscient avec un des mondes intérieurs de la création. Je reste calme et mon attitude est celle de celui qui habite juste à côté d’un ruisseau et qui entend ce son normalement. Le cerveau enregistre ce son comme normal et je me sens à l’aise de fonctionner dans mon quotidien avec ce son naturel. »*

Le « souffrant » d’acouphènes ne sera pas forcément d’accord avec tous les points de l’analyse de Jacques Martel mais il y a dans sa réflexion matière à se remettre en question et à mettre en pratique.**

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

www.stop-acouphenes.fr (la référence en thérapie sonore recommandée par les ORL, par le magazine Top Santé – Dans le Top 10 des meilleures ventes « musicothérapie/relaxation »)

www.sophro-acouphenes.fr (une séance anti-acouphènes à domicile)

Sources : *Le grand dictionnaire des malaises et des maladies, Jacques Martel, éditions Quintessence – **Dites stop à vos acouphènes, Philippe Barraqué, éditions J.Lyon

Acouphènes Solutions – Philippe Barraqué – Tous droits réservés –

Acouphènes? La sophrologie peut vous aider – Philippe Barraqué

CD Sophro Acouphènes cover HD

La méthode Sophro#acouphènes™ conçue par Philippe Barraqué, musicothérapeute, spécialiste des pathologies acouphéniques, atténue, masque, supprime ces acouphènes que vous ne supportez plus.

Le CD Sophro#Acouphènes™ réunit pour la première fois les techniques de métaguérison les plus avancées et celles relaxantes de la sophrologie pour traiter globalement vos bruits auditifs : cohérence cardiaque, relaxation sophronique, pratique du « chirurgien intérieur », yoga de l’oreille, bruit blanc alterné, ondes Alpha/Thêta/Delta, sons filtrés.

La voix du thérapeute vous guide vers des états modifiés de conscience qui synchronisent vos hémisphères cérébraux et agissent sur vos connexions neuronales pour déprogrammer tout signal parasite.

Idéal contre les acouphènes, l’hyperacousie, les traumatismes sonores et les déficiences auditives.

CD Sophro Acouphènes disponible dès maintenant : www.sophro-acouphenes.fr

Acouphènes solution – Philippe Barraqué – Tous droits réservés

Oreille qui claque? Essayez la manoeuvre de Valsalva – Philippe Barraqué

oreillecortexaud 

Oreille bouchée ou qui claque, avez-vous pensé à la manœuvre de Valsalva ? C’est une technique ancienne qui doit se pratiquer avec douceur et en évitant de la renouveler trop souvent. Supprimez vos clics dans les oreilles avec un petit « clac »!

Bien entendu, et c’est une question de bon sens, les conseils qui vous sont donnés ne remplacent pas votre traitement médical et il est toujours judicieux de demander l’avis de votre médecin si vous avez un doute ou des problèmes de santé, notamment au niveau des régions ORL, pulmonaire ou cardiaque.

C’est en effet une pratique médicale qui ne date pas d’aujourd’hui puisque son initiateur, Antonio Maria Valsalva, décrit cette manœuvre, qui visait à évacuer du pus de l’oreille des patients après avoir percé le tympan, dans l’ouvrage De aure humana, publié au début du dix-huitième siècle. Elle est utilisée pour rétablir la pression entre l’oreille externe et l’oreille moyenne, et de ce fait, elle demande beaucoup de soin et d’attention pour ne pas endommager le tympan et les tissus.

Pour pratiquer la manœuvre de Valsalva, suivez attentivement ces instructions :

  • Inspirez profondément. Puis expirez fortement en fermant la bouche et en bouchant le nez avec l’extrémité de l’index sur une narine et du pouce sur l’autre narine. Continuez à faire monter la pression de l’air dans le thorax jusqu’à ce que vous entendiez un petit claquement dans les tympans, signe que les trompes d’Eustache se sont bien ouvertes.
  • Relâchez la pression des doigts et respirez normalement.
  • Détendez-vous quelques instants. Ne cherchez pas à analyser.
  • Si vous n’avez pas obtenu de résultat probant, recommencez la pratique en déglutissant plusieurs fois, comme vous le feriez pour déboucher vos oreilles en avion.

La manœuvre de Vasalva fait partie des techniques vagales agissant sur le nerf pneumogastrique, notamment pour interrompre certaines crises spécifiques de tachycardie.  Le médecin ORL l’utilise également lors de son examen clinique pour vérifier que le tympan est mobile aux changements de pression et que la trompe d’Eustache fonctionne normalement. C’est donc une technique d’autoguérison intéressante à mettre en pratique, particulièrement si vous avez une sensation d’oreille « remplie d’eau » avec une audition altérée (perception des voix en arrière plan sonore, bruit de fond permanent).

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

Acouphènes solutions – Philippe Barraqué – Tous droits réservés –