L’oreille manquante / Philippe Barraqué

L’oreille manquante, déficiente, entend peut-être mieux que l’oreille dite « normale » les bruits subliminaux de la vie, c’est ce que nous suggère Elisabeth Barillé dans son ouvrage « L’oreille d’or » paru aux éditions Grasset.

Pas de victimisation, pas de plainte, pas de revendication, non, un handicap assumé, sublimé, celui d’une oreille manquante du moins dans sa fonction cognitive. Mais pour cette auteure, qui écrit avec un style feutré, chuchoté, sur le ton de la confidence, « l’oreille manquante distingue ce que ma bonne oreille n’entend pas forcément ». Un phénomène somme toute classique pour toute personne qui non seulement assume mais potentialise les « atouts » de sa déficience : la capacité à suppléer un manque par un « plus », qui fera d’elle, et parfois malgré elle, une personne remarquable pour le quidam.

« La surdité est une fidélité définitive, une fidélité à soi-même imposée du dedans, contre les aventures dictatoriales du dehors ». Le handicap impose l’exploration intérieure, enrichit l’être de sensations inédites, d’un imaginaire de substitution qui remplace la fonction corporelle absente. La perception des sons n’est pas la même car l’auteure ne la reçoit que d’un seul côté, de son oreille valide, mais la compensation vient de son « Oreille d’or », de son oreille « subliminale » qui sait décrypter les musiques du silence, les bruissements des âmes et les vies intérieures.

Le livre d’Elisabeth Barillé est assurément un voyage littéraire qui entrouvre les portes d’un monde qui n’est pas celui d’une malentendante mais d’une « bien-entendante » qui sait percevoir nos vies autrement mais sublimement.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, musicologue


 

Stop Acouphènes Avis sur YouTube

Depuis la sortie de la méthode Stop Acouphènes™, les avis se sont multipliés sur YouTube notamment. Au fil des années, les CD Stop Acouphènes se sont imposés et les questions ont souvent trouvé des réponses positives. Des ORL les recommandent avec plus de 70% d’amélioration et un taux d’échec de seulement 8%. C’est à vous de vous faire votre opinion avec ces avis d’utilisateurs YouTube*.

Jean-Pierre D. : Bonjour M. Barraqué. Je vous remercie pour la grande qualité de votre travail. Comme je le disais dans mon précédent message, « Fréquence Violette » agit sur mes acouphènes, qu’il s’agisse de crépitements ou de bruit blanc. Est-ce que « Fréquence Violette » a également un effet thérapeutique sur le long terme comme « Fréquence blanche » ? Merci de votre réponse.

  • Philippe Barraqué, auteur de la méthode Stop Acouphènes™ : Tout à fait. Les fréquences blanche et rose sont les basiques à utiliser quotidiennement. La fréquence violette peut être réservée lorsque les acouphènes augmentent en intensité. Toutes ont un effet thérapeutique à long terme. Le CD Sophro Acouphènes apporte une détente mentale, des états modifiés de conscience qui favorisent la libération des blocages psychologiques à l’origine de certaines formes d’acouphènes.

Laurent G. : Bonsoir, Je viens de commander votre CD. Mes acouphènes de l’oreille gauche datent du 6 décembre, sans soute un choc émotionnel ou stress car je n’écoute pas fort la musique, je n’ai pas de perte d’audition, mon scanner est normal. J’attends mon PEA chez mon ORL mardi prochain. Je fais aussi de l’acupuncture chez un médecin. Je souhaite sincèrement que votre CD m’aide ainsi que ma famille à passer ce cap d’acceptation et de les entendre beaucoup moins. Etant hypersensible, très émotif, ça n’arrange rien au problème, qui soit dit en est peut être aussi la cause. J’attends donc votre Cd avec impatience. Je vais tester aussi les fleurs du Dr Bach. Bien à vous.

Jean-Pierre D. : C’est le morceau « Fréquence violette » qui soulage mes acouphènes. Vais-je constater une amélioration en l’écoutant 1 heure tous les jours? J’apprécie beaucoup le CD sur la sophrologie.

  • Philippe Barraqué : La fréquence violette est indiquée dans les crises acouphéniques aiguës. C’est une variante du bruit blanc. La thérapie sonore doit être écoutée quotidiennement. Il faut en général six mois de pratique pour que l’habituation du cortex soit efficace. Mon ouvrage « Dites stop à vos acouphènes » explique en détail ces protocoles, entre autre. (éditions J.Lyon)

Georges M. : Bonjour, je voudrais savoir comment acheter vos CD merci

  • Philippe Barraqué : Sur mon site, sur les sites marchands en ligne ou dans les réseaux distributeurs.

Florence L-R. : Bonjour,  combien de temps faut-il pour constater des résultats et surtout à quel rythme et à quel niveau sonore  mettre le CD pour que cela ne nuise pas au oreilles ( casque ? pas casque ? MP3 ou une une simple radio CD  avec casque ?). Pour le moment, j ‘ écoute votre CD 2 fois 1 h tous les jours( 1 h le matin et 1 h le soir ) avec un petit casque de MP3 et ce depuis 8 mois  . Merci de vous lire. 

Florence L-R. : Je pense sincèrement que votre cd Stop Acouphènes est efficace ! J’ai essayé l’appareillage cela m’a couté 4000 € pour un résultat catastrophique. Je les ai portés 12 à 14 h par jour pendant 8 mois. Résultat comme je n’ai qu’une très faible presbyacousie, les amplificateurs ont fini par me déclencher de l’hyperacousie et des acouphènes en crises  (bravo !!!). Depuis que je ne porte plus ces appareils,  l’hyperacousie a bien changé et les acouphènes me laissent tranquille de plus en plus souvent. Je pense que ces appareils sont faits uniquement quand on a un vrai problème auditif+acouphènes (mes acouphènes sont dans la tête et non dans les oreilles), et maintenant je me retrouve avec des appareils sur les bras super! Merci à vous pour ce que vous faites pour nous car ce n’est pas simple. 

  • Philippe Barraqué : Merci à vous Florence pour votre témoignage. Ce ne sont pas toujours les appareillages coûteux qui sont les plus efficaces et les CD Stop Acouphènes satisfont souvent leurs utilisateurs. En effet, il n’est pas toujours facile d’apporter un soulagement à celles et ceux qui ont des acouphènes ou/et de l’hyperacousie. Croyez bien que je le fais avec sérieux et en conscience, même s’il n’est jamais possible d’obtenir 100% de résultats positifs. Bonne continuation.

Gigi G. : Bonjour à tous, et bien personnellement, j’ai commencé à écouter ce CD depuis deux mois, et je constate une petite amélioration, rien d’exceptionnel, mais c’est déjà mieux. J’écoute surtout le CD avant de m’endormir et je dois dire que c’est le seul bruit blanc qui arrive à camoufler totalement les bruits de mes acouphènes, je m’endors souvent pendant la piste 1, donc c’est parfait. Durant la journée, comme je suis active, je n’y fais pas vraiment attention, les sifflements peuvent être gérés quand on commence à s’en accommoder (il faut faire un travail sur soi-même, et apprendre à accepter ce « problème »). C’est juste une nouvelle façon de vivre avec quelques inconvénients, mais je me dis qu’il y’a tellement pire… En tout cas, je vous remercie Mr Barraqué, car mes nuits sont beaucoup plus douces désormais, et ce grâce à vous. 🙂 Cordialement

Martine K. : Vous pensez que ça marche vraiment? Que ça peut faire partir les acouphènes ou bien les atténuer? J’ai un trauma sonore à cause d’un ventilo d’ordinateur et depuis j’ai un acouphène persistant à l’oreille gauche, j’ai juste un vasodilatateur comme traitement, rien de plus, aucun mieux, ça fait que huit jours que j’ai l’acouphène et j’en ai déjà marre.

Martine K. : Bonjour Monsieur Barraqué, chose promise, chose due, je vous avais dit que je reviendrai vous donnez de mes nouvelles au bout d’un mois après avoir essayé vos CD. Et bien j’apporte de bonnes nouvelles, mes acouphènes ont grandement baissé d’intensité, surtout les aigues insupportables qui se sont fait plus discrets. Je continue tous les jours mes séances, et je suis ravie du progrès effectué. Merci beaucoup !

  • Philippe Barraqué : Merci pour votre témoignage positif et bonne continuation

Vincent C. : J’ai 16 ans et je souffre d’acouphènes depuis hier soir. Le sifflement n’est pas très fort mais dérange fortement le fait de s’endormir. L’acouphène est survenu sans trop de raisons valables, (J’écoute parfois la musique fort mais certes) au moment du coucher (donc dans un environnement calme). J’espère ne plus y faire attention avec le temps, voir ne plus l’entendre du tout. P.S : J’ai eu de nombreuses otites (env. 2 par an depuis mes 3 ans) qui pourrait aussi en être la cause

Cécilia S. : J’ai fait l’acquisition de votre livre Dites stop aux acouphènes sur le site de la fnac. J’écoute le bruit rose pour parvenir à mieux me détendre. Dans votre livre vous expliquez que l’Orl doit effectuer certains examens, et bien les Orl que j’ai consultés ne l’ont jamais fait et ont pour seuls mots : il faut vivre avec.

Balladin : Bonjour, depuis un certain nombre d’années, j’ai des acouphènes supportables mais continus et permanents (aux deux oreilles d’ailleurs à des fréquences légèrement différentes !), avec des intensités variables. Pensez-vous que votre CD puisse diminuer ces acouphènes ?

  • Philippe Barraqué : Oui la thérapie sonore et les CD Stop Acouphènes sont efficaces pour diminuer vos acouphènes. Il faut pour cela les écouter chaque jour et il quelques mois pour obtenir des résultats encourageants. Bien évidemment, il est conseillé de faire un bilan de vos acouphènes auprès d’un ORL compétent.

Jean Maurice : tu es un génie merci.

Michaël M. : Les résultats pour moi sont très positifs. J’ai jeté le Vastarel et toutes ces conneries qui ne m’ont jamais rien apporté à part toujours plus d’angoisse. La fréquence violette me purge littéralement les oreilles. J’ai commencé à écouter aujourd’hui à 17h00. Pendant 15 minutes non-stop. Puis je suis parti faire des petites courses. A mon retour, je cherchais mon acouphène. Je le cherche toujours. Un grand merci.

*Source YouTube. https://youtu.be/vygn0BvSKlg

CD Stop Acouphènes™ : www.stop-acouphenes.fr

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L’oreille est une Rolls – Philippe Barraqué

 

Ne jamais écouter de la musique au casque toujours au même volume, même faible, c’est une des clés pour ne pas stresser vos oreilles.

  • Variez l’intensité sonore légèrement quand vous écoutez au casque.
  • Attention aux erreurs de réglages du volume qui sont des causes fréquentes de traumatismes sonores.
  • Les boutons de réglages du volume sur le smartphone sont par exemple moins sources d’erreurs que si vous glissez le doigt sur l’écran.

L’oreille est une Rolls, ne la transformez pas en 2CV!

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

Traumatismes sonores, oreilles stressées, acouphènes psychosomatiques, le nouveau CD Neurostimulation Anti Acouphènes(N.A.C.) agit directement sur le cerveau. Révolutionnaire!

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Une trithérapie anti-acouphènes efficace : son, sophrologie, aromathérapie – Philippe Barraqué

On connait les vertus des sons masquants, le processus d’habituation qui se met en place. Associer la thérapie sonore à la sophrologie et aux huiles essentielles, est un nouveau protocole qui marche pour traiter les acouphènes. Explications et mode d’emploi.

Commençons par la thérapie sonore. Il suffit d’un bon casque fermé, des deux CD Stop Acouphènes avec toutes les fréquences masquantes, pour bien débuter sa cure sonique anti bruits dans les oreilles.

Pour gérer le stress, l’anxiété, la dépression provoqués par ces bourdonnements qui vous gâchent la vie, on a rien trouvé de mieux que la sophrologie qui induit des états modifiés de conscience très apaisants et restructurants. Rien de plus efficace, si on ne veut pas dépenser trop d’argent en séances de sophrologie, qu’un sophrologue toujours disponible quand vous en avez besoin. Il y en a un qui vous attend chez vous grâce au CD Sophro Acouphènes. A écouter et savourer sans modération pour des nuits plus douces.

A ces soins soniques et relaxants, ajoutez les massages avec des huiles essentielles qui agiront en profondeur localement, sur les zones de l’oreille et des articulations mandibulaires. Ayez tout d’abord le réflexe hélichryse italienne : 2 gouttes autour de l’oreille en massage léger, plusieurs fois par jour. Vous en ressentirez encore plus les bienfaits en la complétant par des huiles essentielles d’estragon, de lentisque pistachier et de cyprès, à raison d’une goutte chacune. Pour les cas rebelles, si vos acouphènes persistent ou augmentent d’intensité, essayez le mélange suivant : ylang-ylang, gaulthérie, lentisque pistachier, cyprès, hélichryse italienne, estragon. Une goutte de chaque huile essentielle mélangée à trois gouttes d’huile végétale d’amande douce ou de pépin de raisin.

Peu d’acouphènes résisteront à ce protocole tri-thérapeutique où le son, la sophrologie et l’aromathérapie seront vos alliés précieux pour retrouver un peu de silence. Bonne cure !

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

Retrouvez ses conseils dans son ouvrage Dites stop à vos acouphènes, aux éditions J.Lyon

Plus d’infos : www.stop-acouphenes.fr www.sophro-acouphenes.fr

Le citron adoucit vos acouphènes – Philippe Barraqué

Rien de telle qu’une tasse d’eau tiède avec du jus de citron pour bien commencer la journée, particulièrement quand on a des acouphènes. En effet, pour la médecine chinoise, il s’agit de troubles liés à un déficit énergétique des reins ou du foie. Or, le citron est un très bon diurétique naturel. De plus, il nettoie le foie et régule le système digestif. Alors, ayez le réflexe citron!

Ce qui est recommandé contre les bourdonnements d’oreilles l’est donc aussi pour toute la famille. Pourquoi ne pas faire chaque matin une petite cure familiale d’eau citronnée ou accompagner chaque repas avec de l’eau fraîche agrémentée de quelques gouttes de citron. Bien entendu, si vous le supportez, un jus de citron pur avec un peu de miel d’acacia est un excellent moyen de booster le métabolisme et de renforcer les défenses immunitaires souvent fragilisées par des allergies ou des troubles chroniques de la sphère ORL.

On peut, pour commencer, se contenter d’un verre d’eau, minérale ou filtrée, citronnée et à température ambiante, et puis – pour les plus téméraires – passer à l’eau tiède qui demande une certaine habitude. Autre piste : le citron est très intéressant à utiliser en huile essentielle. Il est un remède de choix pour déstocker les graisses, lutter contre l’athérosclérose et activer la circulation sanguine. Y penser également pour vos recettes de cuisine, notamment les gâteaux : une goutte d’huile essentielle ou d’essence de citron à ajouter à votre préparation, et des zestes râpés bien évidemment! Tous ces conseils nutritionnels sont valables pour adoucir vos acouphènes dont les causes sont multiples et inhérentes aux pathologies déjà citées précédemment.

Lorsque rien ne les soulage, essayez cette application locale d’aromathérapie : imbibez un coton d’eau tiède et versez une goutte d’huile essentielle de cajeput et une goutte d’essence de citron.* Placez le coton dans le pavillon de l’oreille et gardez-le jusqu’à ce qu’il soit froid. Renouvelez ce pansement « silence » plusieurs fois par jour.

Rappelons enfin ces quelques principes de la médecine chinoise pour traiter les bruits auditifs :

  • Quand le rein gouverne l’oreille, sa défaillance en énergie se traduit par des bourdonnements sourds dans les fréquences graves et des baisses de l’acuité auditive. A ces symptômes reliés à l’oreille interne s’ajoutent, selon les cas, des douleurs articulaires, une frilosité générale et des pertes de mémoire.
  • Lorsqu’il s’agit d’acouphènes pulsatiles avec des sifflements dans l’aigu, c’est l’énergie du foie qui est à traiter. L’hypertension, les maux de tête, l’irritabilité et les insomnies en sont les principaux troubles.

Le réflexe matinal de l’eau citronnée, les massages avec quelques gouttes d’huile essentielle de citron diluée dans une huile végétale, leur utilisation dans un diffuseur, voilà des occasions multiples de bénéficier des vertus curatives d’un fruit qui convient parfaitement à votre thérapie anti-acouphènes et à votre bien-être au quotidien.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé.

Retrouvez tous ses conseils et thérapies anti-acouphènes dans son ouvrage Dites stop à vos acouphènes (éditions J.Lyon) :

Pour une thérapie sonore efficace, ayez le réflexe Stop Acouphènes

La sophrologie a fait ses preuves pour travailler sur soi et se défocaliser de ses bruits auditifs, pensez à la méthode Sophro Acouphènes

*Avertissement : ces conseils sont donnés à titre préventif et ne remplacent pas votre traitement médical. Les huiles essentielles sont déconseillées chez la femme enceinte et les jeunes enfants. En application cutanée, n’utilisez jamais les huiles essentielles pures mais toujours diluées.

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Découverte scientifique majeure: l’acouphène est bien cérébral! – Philippe Barraqué –

Points d'impacts des régions cérébrales activant des acouphènes

Points d’impacts des régions cérébrales activant des acouphènes

Une étude scientifique publiée dans la revue médicale Current Biology fait état d’une avancée majeure dans la localisation des acouphènes au niveau du cortex cérébral.

En effet, elle relate que ces signaux corticaux ont été localisés dans le cerveau d’un patient épileptique de 50 ans qui devait bénéficier d’une chirurgie pour traiter son épilepsie résistante à tout traitement médicamenteux. Pour cela, le patient a été mis sous surveillance constante pour dresser le tableau clinique précis de ses crises, grâce à 164 électrodes implantées dans son hémisphère gauche et sur une durée de deux semaines.

Les chercheurs ont ainsi pu comparer les périodes de son activité cérébrale où l’acouphène était en phase aigüe avec celles où elles retournaient à la normale. Ils ont ainsi constaté que le signal acouphénique concernait un ensemble assez étendu de régions cérébrales. Sur la photo de l’hémisphère gauche du patient, on peut en effet constater que les localisations sont multiples et d’intensités différentes. Comme l’a déclaré le Dr Philip Gander de l’Université américaine de l’Iowa, « c’est très rare qu’on puisse suivre un patient, par cette technique d’implantation d’électrodes, qui souffre à la fois d’épilepsie et d’acouphènes. »  

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que la méthode d’inhibition résiduelle utilisée par ces médecins pour localiser les acouphènes, rappelle en bien des points les effets positifs et inhibants des bruits masquants en thérapie sonore. Les chercheurs ont en effet soumis leur patient à 60 séances courtes de 30 secondes de bruits écoutés au casque. Les acouphènes aigus et constants du patient ont fortement diminué après chaque écoute. Il a suffi alors de comparer l’activité cérébrale avant et après chaque séance pour constater des impacts résiduels dans le cerveau, comme le confirme le Dr William Sedley, co-auteur de la recherche et neuroscientifique à l’Université de Newcastle. Des tracés d’ondes cérébrales et neuronales spécifiques aux acouphènes ont ainsi été déterminés.

On pensait jusque-là que le signal de l’acouphène n’était vraisemblablement émis que par le cortex auditif et on découvre dans cette recherche innovante qu’une proportion très importante de régions du cerveau est impactée par les acouphènes. Mais ce phénomène si étendu est-il aussi développé lors de la survenue des bruits auditifs? Cette expérience clinique effectuée sur un cas unique ne permet pas de le définir.

Il n’en reste pas moins vrai que cette découverte valide que le signal acouphénique est avant tout cérébral, que les bruits masquants ont un effet inhibiteur et transitoire sur les acouphènes, même si certains protocoles de thérapie sonore demandent à être réévalués. Il reste toutefois à déterminer si ce mécanisme neuronal concerne tout type de bruits auditifs ou seulement certains, et surtout de tester cette méthode sur un échantillon représentatif de patients souffrant d’acouphènes et non épileptiques.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

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Le patient acouphénique analysé par le psychothérapeute – Philippe Barraqué

Peur de changer son mode de fonctionnement, peur de l’inconnu, impossibilité à assumer ses erreurs, à se remettre en question, Jacques Martel dresse le profil psychologique type de l’acouphénien qui résiste au changement et s’installe dans un processus de blocage et de repli sur soi. Dans cette chronique d’une surdité annoncée, quel conseil donner ?

« L’acouphène est le phénomène qui fait que j’entends des sons tels que sifflements, bourdonnements, grésillements sans que cela ait un rapport avec mon environnement », écrit le psychothérapeute Jacques Martel. « L’acouphène se retrouve souvent chez des personnes qui vivent un très grand stress de performance. Il apparaît souvent à la suite d’un événement où un choc émotif a été vécu et où le niveau de stress a augmenté d’une façon significative : divorce, perte d’un emploi, cambriolage, etc. J’ai besoin d’être reconnu et qu’on respecte mon identité, mes droits. J’ai cependant peur de perdre mon emploi ou un certain statut social (travail ou vie personnelle) et je ne veux pas y faire face. Je peux parfois avoir de la difficulté à remettre en cause certaines de mes idées et je peux même devenir entêté. Je m’obstine à rester dans une situation insatisfaisante. Je résiste à des changements que je n’ai pas choisis et sur lequel je n’ai pas le contrôle. Je sais inconsciemment  que si rien ne change, il pourra y avoir séparation, aussi bien au niveau personnel qu’en affaires. »

Etre à l’écoute de soi, de ses signaux du corps. Prendre soin de son corps physique, des outils sophistiqués mis au service de ses sens  et qui peuvent, par inadvertance ou par inconscience, dysfonctionner.

 « Lorsque cela m’arrive, je dois prendre le temps de me questionner si j’ai été à l’écoute de ma voix intérieure. C’est comme si je n’étais pas parfaitement syntonisé sur « mon poste de radio intérieur ». Lorsque je syntonise un poste de radio qui est en ondes et qui n’émet pas de musique ou de parole, je peux « entendre le silence ». Par contre, si je déplace le récepteur sur une fréquence où il n’y a pas de poste qui émette, j’entends un grésillement ou du sifflement, comme si j’utilisais un poste à ondes courtes. Y a-t-il des émotions que j’aurais refoulées de crainte de troubler mon équilibre intérieur ? La vie me rappelle ainsi d’être à l’écoute de ma voix intérieure, de mes besoins et de mes désirs. »

« L’acouphénien » s’est déconnecté de ses besoins véritables, de ses résonances intérieures et peu à peu, s’installe dans un mode de vie quasi autistique, dans une situation de dépendance, d’assistanat.

« Je dois me prendre en main afin de diminuer le « niveau de bruit ou les interférences » qui peuvent exister dans mes pensées et dans mes émotions, car le fait d’entendre ces sifflements ou ces bourdonnements m’indique peut-être qu’il y a aussi quelque chose que je ne veux plus entendre et que ces sons empêchent que cela parviennent à mes oreilles. »

Jacques Martel souligne à juste titre que « l’acouphénien » est souvent un hypertendu qui s’ignore, si peu à l’écoute de lui-même qu’il ne peut s’en rendre compte. Alors la tentation est grande de reporter son attention sur le monde extérieur, de le décrypter jusqu’à la maniaquerie plutôt que de décoder son fonctionnement interne. Hypersensible aux bruits du monde extérieur, hypersensible aux bruits péristaltiques de son propre corps, le son est devenu cet ennemi qui vient de l’intérieur.

« L’acouphène m’indique que mon corps est sous tension, écrit Jacques Martel. Cela va tellement vite dans ma tête que j’ai l’impression que « tout va sauter ». Je suis très attentif à tout ce qui se passe autour de moi. Lorsque j’ai de l’acouphène, je me sens souvent loin d’une personne que j’aime. Je me sens séparé d’elle parce que nous avons de la difficulté à communiquer. Le silence vécu me fait peur et m’est insupportable. J’ai besoin d’être rassuré, d’avoir des explications, des paroles gentilles, mais tout cela est inexistant. »

Le rapport à l’autre conflictuel, la communication difficile, voire impossible, au sein du couple, de la relation amoureuse, le besoin de se sentir épauler, d’être en sécurité avec quelqu’un sont, pour Jacques Martel, des « générateurs » potentiels d’acouphènes. La parole gentille qui manque, la relation immature qui la sous-tend, l’infantilisation sentimentale, entraînent une frustration qui s’exprime par le signal continu dans les oreilles de l’acouphène.

« Je me sens ainsi agressé dans cette non-communication, je n’ai d’autre choix que de rentrer dans ma coquille pour me protéger de ce mur de silence. Je vis une certaine dualité : j’ai besoin de solitude, mais seulement lorsque je la choisis et non pas quand elle m’est imposée ou qu’elle survient hors de mon contrôle ! Ce son que j’entends peut aussi me permettre de rester en contact avec une souffrance vécue que je ne veux pas oublier. Ce son ou bruit me permettra-t-il de m’apaiser d’une certaine façon ? C’est ce qui arriverait si je l’entendais réellement dans le physique. Parfois, le silence me renvoie à la notion de mort et, si j’ai peur d’elle, mon cerveau « fait du bruit » pour m’éviter d’y penser. »

L’acouphène est le cri étouffé d’une mort à soi-même qu’on ne veut ou qu’on ne peut pas transformer sans une aide extérieure. Mais le monde des entendants étant par essence un univers hostile, l’acouphénien a tendance à se replier dans sa coquille, dans la cochlée de son oreille interne.

Jacques Martel insiste également sur la nature exacte du bruit auditif entendu. Le désigner, le reconnaître, l’explorer est aussi une façon de mieux l’appréhender. « Il est important que j’identifie exactement ce que j’entends (sifflement, grésillement, bourdonnement, cloches, klaxons, etc.) pour identifier ce que je vis. Il se peut que j’entende les sons suivants : le bruit d’un ruisseau, le rugissement d’un torrent, des cloches, le « sifflement » des abeilles, une seule note de flûte, le son de la cornemuse, le vent dans les arbres, des milliers de violons, un vrombissement profond. »

Ne faut-il pas alors dans le cadre d’une cure de thérapie sonore faire écouter au patient le bruit correspondant à celui de son acouphène (eau, souffle, sifflements, etc.) afin de le « positiver », de rétablir sa véritable nature ?

« Lorsque cela survient, c’est que je suis en contact avec un des sons qui existent sur les plans intérieurs et qui est représentatif d’un plan de conscience en particulier. »

Jacques Martel reprend ici les expériences parapsychiques de Paul Twitchell qui, dans son ouvrage Le carnet de notes spirituelles, décrit les musiques liées aux différents plans de la Création. En effet, si « l’acouphénien » considère son acouphène comme un son naturel, comme un bruit d’eau par exemple, il aura gagné la bataille et sera moins gêné par ce son continu.

« Dans ce cas, je ne fais pas d’acouphène ; il s’agit d’un son naturel. Mon oreille intérieure, spirituelle est davantage ouverte. J’ai à dire merci d’entendre ce son parce qu’il m’indique que je suis en contact plus conscient avec un des mondes intérieurs de la création. Je reste calme et mon attitude est celle de celui qui habite juste à côté d’un ruisseau et qui entend ce son normalement. Le cerveau enregistre ce son comme normal et je me sens à l’aise de fonctionner dans mon quotidien avec ce son naturel. »*

Le « souffrant » d’acouphènes ne sera pas forcément d’accord avec tous les points de l’analyse de Jacques Martel mais il y a dans sa réflexion matière à se remettre en question et à mettre en pratique.**

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie, expert santé

www.stop-acouphenes.fr (la référence en thérapie sonore recommandée par les ORL, par le magazine Top Santé – Dans le Top 10 des meilleures ventes « musicothérapie/relaxation »)

www.sophro-acouphenes.fr (une séance anti-acouphènes à domicile)

Sources : *Le grand dictionnaire des malaises et des maladies, Jacques Martel, éditions Quintessence – **Dites stop à vos acouphènes, Philippe Barraqué, éditions J.Lyon

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